Comment l'Eglise est-elle universelle ou catholique
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L'Eglise est universelle ou catholique, arce qu'elle ne doit cesser d'exister qu’à a fin du monde, et qu'’eile enseigne toutes
lesnations, et maintient toutes les vérités nécessaires au salut.
Le mot catholique signifie universel. L'Eglise est universelle de trois manières, savoir : quant au temps, au lieu et à la doctrine. Elle est universelle quant au temps, car, depuis le jour où Notre-Seigneur a donné mission à $es apôtres d'enseigner à toutes les nations, jusqu’au temps présent, elle a existé, enseigné et travaillé dans tous les âge: Kille est universelle quant à la doctrine, car eile enseigne les mêmes doctrines et administre les mêmes sacrements partout, et ses doctrines conviennent à toutes les classes de la société, aux ignorants comme aux savants, aux pauvres comme aux riches. Elle enseigne par la voix de ses prêtres et de ses évêques, et tous les peuples qui entendent sa voix, —civilisés ou barbares, —peuvent apprendre sa doctrine, recevoir ses sacrements et pratiquer ses dévotions.
C'est elle qui a converti toutes les nations paiennes, et le titre de catholique n'appartient qu'à l'Eglise catholique et romaine. Toutes les
| lglises protestantes qui réclament ce titre. le
font sans droit. Elles ne sont pas universelles
| quant au temps, et ne peuvent pas être appeltes
les Eglises de tous les âges, puisque leur existence ne date que de trois ou quatre cents ans et même moins. Elles ne sont pas catholiques quant au lieu, parce qu’elles sont particulières à certains pays. Elles ne sont pas universelles quant à la doctrine, parce qu'elles rejettent dans
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certains pays ce qu’elles enseignent dans d’autres, et que souvent, dans le même pays, elles re) ettent aujour d’huice qu’elles enseignaïient hier.
Partout où il est possible d’aller, on trouve un prêtre qui dit la messe de la même manière qu'elle se dit ici.
C'est une grande consolation pour celui qui voyage en pays étranger, d'entrer dans une église et d’y entendre la messe sans constater aucune différence dans les ornements, les cérémonies ou le langage du prêtre. Un petit enfant de chœur du Canada peut servir la messe dans n'importe quelle partie du monde, ce qui démontre le grand avantage que possède l'Eglise, en employant le latin au lieu de la langue nationale ou du langage ordinaire du peuple. Si l'Eglise employait le langage ordinaire du peuple, la messe paraîtrait différente dans chaque pays ; les habitants du pays comprendruient les paroles du prêtre, mais les étrangers ne le pourraient pas.
La langue latine est ce qu ’on appelle une langue morte, c’est-à-dire qu’elle n’est la langue vulgaire d'aucun pays en particulier. Parce
qu’elle est une langue morte et qu’elle ne peut :
en conséquence varier, l'Eglise l’emploie pour qu'il n'y ait aucun changement dans le service divin. Les prières aujourd’hui en usage dans l'Eglise sont exactement celles qui ont été composées il y a plusieurs siècles. Les langues vivantes, c'est-à-dire celles que l’on parle maintenant, comme l'anglais, le français, l'allemand, etc., changent toujours quelque peu; elles g’enrichissent de mots nouver tux, et la signification
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des mots anciens subit des variations. L'Eglise se sert de la même langue dans tout l’univers, pour montrer qu’elle n’est pas l’Eglise d’un pays en particulier, maïs l'Eglise de tous les hommes, dans tous les pays du monde.
De plus, en ne faisant usage que d’une seule langue, l'Eglise peut tenir ses conci'es généraux et réunir les évêques de toutes les parties du monde, pour la condamnation des erreurs ou la vromulgation de nouvelles lois. Lorsque le Souverain Pontife s'adresse à eux en latin, ils peuvent tous le comprendre et lui répondre. Si donc l'Eglise ne faisait pas partout usage de la même langue, cela ne pourrait se faire, à moins que chaque membre présent ne comprit toutes les langues du monde, ce qui est à peu près imposgible.
Mais, dira-t-on, si la messe 8e disait en fran çais, ne pourrrait-on pas la suivre mieux ?
Nous pouvons aussi bien la suivre en latin, car dans presque tous les livres de prières nous avons en regrrd une traduction française du latin récité par le prêtre, ou la version française seule-