‹ Le code catholique ou Commentaire du catéchisme des provinces ecclé siastiques de Québec, Montréal et Ottawa [microforme]Chapitre 189 sur 343 · CE CODE CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

CE CODE CATHOLIQUE

219.—La contrition imparfaite suffit-elle pour ure bonne confession ?

—Oui, la contrition imparfaite suffit our une bonne confession, mais nous DovoNe tâcher d’avoir, autant que possible, la contrition parfaite.

+ 220.—Que doit faire celui qui, étant en danger de mort, se sent coupable de péché mortel, et ne peut avoir un prêtre pour se confesser ?

— Celui qui, étant en danger de mort, se sent coupable de péché mortel, et ne peut avoir un prêtre pour se confesser, doit faire un acte de contrition parfaite avec le ferme propos de se confesser quand il le pourra.

221.—-Qu'entendez-vous par le ferme propos de ne plus pécher ?

—Par le ferme propos de ne plus pécher, jentends une résolution bien arrêtée d éviter non seulement tout péché mortel, mais aussi les occasions prochaines du péché.

Le ferme propos doit être, non pas un simple désir, mais une résolution sincère d'éviter, non seulement pendant un certain temps mais toujours, tout péché mortel et. de plu:, toute occasion prochaine du péché. II ne suffit pas de «e dire, je voudrais bin, maïs je veux autant qu'il est possible de vouloir. Le ferme propos e:t absolu-

le | ment nécessaire, ou plutôt il est inséparable de la contrition, car on ne peut véritablement reñt gretter ses péchés sans être en même temps bien | résolu de ne plus les commettre. Par conséquent, 7e pas de contrition sans le ferme propos. C'est ce di que nous enseigne la recommandation du Sauveur au paralytique qu'il avait guéri près de la piscine probatique : “ Vous voici guéri, lui dit-il, nt à l'avenir ne péchez plus, de peur qu’il ne vous arrive quelque chose de plus funeste.” (1) tr f 222.—Qu'entendez-vous par occasions , 80 prochaiïnes du péché ?

eut — Par occasions prochaines du péché, doit j'entends ies personnes, les lieux et les vec choses qui peuvent aisément nous entrafil le ner au péché.

Il y a plusieurs sortes d'occasions de péché. rme On distingue, en premier lieu, les occasions prochaines et les occasions étoigrées. L'occasion proher, chaine est celle où l’on pèche presque toutes les ëtée 1o1s qu on s’y rencontre. Ainsi, si quelqu’un s'erte nivre presque chaque fois qu’il met les pieds dans à du une certaine maison, cette maison est pour lui

une occasion prochaine de péché. Mais s’il lui arrive rarement de s’y enivrer, une ou deux fois environ sur cinquante visites, alors cette maison est pour lui simplement une occasion éloignée de péché.

Il y a, en second lieu, les occasions volontaires, où l’on va 8e jeter de son plein gré, et que l'on

(1) 8. Jean, V.

peut éviter si on le veut ; et les occasions involontaires où nécessaires, que l’on ne peut éviter parce qu'une force majeure ou des devoirs d’un ordre supérieur forcent d’y rester. Si un compagnon, par exemple, tient des conversations déshonnétes, nous pouvons éviter cette occasion, parce qu’il est facile de cesser de le fréquenter. Mais si celui qui est une occasion de péché fait partie de la famille, vit avec nous, ou qu’il y ait impossibilité absolue de s’en séparer sans scandale, ou sans un grave inconvénient pour sa fortune ou sa réputation, alors il faut au moins prendre tous les moyens pour rendre éloignée cette occasion qui est prochaine.

Les personnes qui peuvent aisément nous entraîner au péché, sont généralement les mauvais compagnons; les lieux et les choses qui deviennent presque toujours une occasion de péché, sont ordinairement les auberges, les thcâtres, les bals, en un mot, tout endroit où l’on peut voir et entendre quelque chose de contraire à la foi ou aux mœurs ; enfin les mauvais livres, tableaux et autres choses semblables.

Si nous avons le ferme propos de nous amender et de faire mieux, nous devons donc être bien résolus d'éviter tout ce qui peut être une occasion de péché. Il ne suffit pas de dire: j'irai encore en tel endroit ou avec telle personne, mais je ne commettrai plus jamais les mêmes péchés. Quoique vous en pensiez dans le moment, si vous vous trouvez dans les mêmes occasions, vous retomberez de nouveau ; car Notre-Seigneur, qui ne peut nise tromper ni nous tromper, a dit: * Celui qui aime le danger, y périra.” Une occasion de péché est toujours un danger, et si vous

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ne j’£vilez pas, vous tomberez misérablement, comme Notre-Seigneur l’a prédit. Faites disparaître la cause, qui est l’occasion, et les chutes cesseront de suite. Supposons que la couche de plâtre du plafond d’une maison tombe par morceaux, parce qu'une fissure du tuyau laisse pénétirer l’eau à travers le piancher. Que fait alors le propriétaire de la maison ? Il mande le plombier, et lui fait réparer la fissure du tuyau avant de iemettre le plafond à neuf. Il agirait comme un jascnsé s’il faisait le contraire, et commandait la réparation du plafond sans s’occuper de la fissure fu tuyau. Au bout de quelques jours, la même cause produirait les mêmes effets, la couche de j'lâtre se détacherait de nouveau et tout serait à recommencer. Une occasion de péché est justenent comme la fissure de ce tuyau, elle cause chaque fois la chute de celui qui s’y expose. Qu'il la fasse disparaître, et alors il ne retombera plus, ou du moins, il ne retombera pas aussi souvént,

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