PRIÈRE AVANT LA COMMUNION
‘ Divin Jésus ! quoique je ne vous voie pas des yeux du corps, je crois que c’est vous-même qui aliez vous donner à moi dans la sainte communion.”
‘“ Hélas! je suis indigne d’une telle faveur, après vous avoir tant de fois offensé.”
‘O bonté infinie! j’ai un extrême regret de tous mes péchés, et je me propose de ne plus jamais vous offenser.”?
‘‘ Je vous aime de tout mon cœur, et je veux vous aimer toute ma vie.”
‘ Venez donc, mor fauveur et mon Dieu, venez dans mon cœur, que je vous donne: prenezen possession : purifiez mon âme: remplissez-la de vos grâces et établissez-y votre règne pour toujours.”
f 274.—En quoi consiste le jeûne requis pour la sainte communion ?
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—Le jeûne requis pour la sainte communion consiste à n'avoir ni bu ni mangé depuis minuit. j
Il faut être à jeun depuis minuit; c’est-à-dire depuis douze heures de la nuit. En cela il n’y a point de légèreté de matière, ni dans ja quantité piise ni dans l’espace de temps écoulé depuis minuit. Le premier coup de l’horloge indique minuit, et si on avalait quelque chose après qu'elle a cofnmencé à sonner, même une simple goutte d'eau, par forme de nourriture, de boisson ou de médecine, on ne pourrait communier. Ce qui passe de la bouche dans l’estomac, par manière de simple respiration, ne rompt point le jeûne naturel. Aïnsi, on peut communier après avoir avalé du sang découlant des gencives ou du cerveau; maïs on ne le pourrait pas, si ce sang provenait du dehors de la bouche. Il ne faut pas s'inquiéter du reste de l’eau qu’on prend pour se laver la bouche, ni des parcelles de nourriture qui s’attachent aux dents, et qu’on avale, sans y penser, avec la salive. Le fait d’avoir goûté un liquide quelconque, mordu un fruit ou que'que autre chose semblable, ne rompt pas le jeûne. pourvu qu’on ait soin de rejeter ces matitres et de ne rien avaler. De même, on ne doit pas se préoccuper de ce qui se prend yar mode de respiration, comme la poussière, la pluie, la neige, la fumée du tabac ou des viandes qu’on prépare. Si, par distraction ou par nécessité, on a avalé quelque chose depuis minuit, il faut absolument lemettie sa communion au lendemain ou à un autre jour, et prendre garde de céder à un faux seutiment de crainte ou de honte. Rompre, par
nécessité ou par inadvertance, le jeûne naturel, n’est pas une faute; mais communier sans étro à jeûn est un péché mortel.