‹ Le code catholique ou Commentaire du catéchisme des provinces ecclé siastiques de Québec, Montréal et Ottawa [microforme]Chapitre 204 sur 343 · RS PRES TRE · texte numérisé non relu

RS PRES TRE

niez une secousse à votre voisin qui communie après vous ; attendez pour vous lever aue le prêtre soit éloigné de quelques pas, et laissez tomber la nappe avant de regagner votre place.

Laissez la sainte hostie un moment sur votre langue, et quand elle sera un peu humectée, vous l’avalerez avec révérence. Mais il ne faut pas la laisser fondre dans la bouche, à cause du péril qu’il y auraiït de ne pas communier.

Si l’hostie s’attachait au palais, il faudrait la détacher avec la langue seulement, sans y porter les doigts.

Si l’on sent que quelque particule de la sainte hostie est demeurée sur les lèvres, il faut avec révérence l’attirer dans la bouche, sans y appliquer les doigts.

Si le prêtre vous donne par mégarde deux hosties au lieu d’une, ii n’y a pas lieu de se troubler, puisqu'on ne reçoit pas plus en deux hosties qu’en une, de même qu’on ne reçoit pas moins en une moitié d’hostie qu’en une tout entière.

Si vous attendez à la Sainte Table la bénédiction du prêtre, laissez tomber la nappe, pour marquer que vous avez communié.

Par respect de la Sainte Table, on n’y porte point de gants ni de manchon.

Retirez-vous de la Table sainte de la même manière que vous y êtes venu, et abstenez-vous de cracher, au moins pendant quelques instants, de peur de rejeter quelque parcelle de l’hostie qui pourrait être restée dans la bouche.

+ 272.—Celui qui communie en état de éché mortel, reçoit-il le corps et le sang e Jésus-Christ ?

—Celui qui communie en état de péché mortel,reçoit le corps et le sang de Jésus- Christ, mais il ne reçoit pas la grâce, et, de plus, il se rend coupable d'un grand sacrilège ?

Celui qui communie en état de péché mortel, pe le corps et le sang de Jésus-Christ comme celui qui communie en état de grâce ; c’est pourquoi il se rend coupable d’un abominable sacrilège. Mais alors il ne reçoit pas la grâce, et l’Eucharistie ne produit pas en lui plus d'effet quela nourriture dans la bouche d’un cadavre. Non seulement elle ne sert de rien à son âme, mai: elle l’indispose de plus en plus et aggrave son mauvais état, comme la nourriture matérielle cause des maladies dangereuses lorsque le corps est gravement indisposé.

273.—Suffit-il d'être exempt de péché mortel pour recevoir avec abondance les grâces de la sainte communion ?

—Non, il ne suffit pas d’être exempt de péché mortel pour recevoir avec abondance les grâces de la sainte communion, il faut de plus n'avoir aucune affection au péché véniel, et faire des actes de foi vive, d'espérance ferme et de charité ardente.

Pour faire une bonne communion, il suffit d'être exempt de péché mortel. Mais pour recevoir l'abondance des grâces, il faut de plus ne conserver aucune affection au péché véniel, ne rien préférer à Dieu,et ne pas marchander avec lui

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sur le degré de perfection avec lequel nous devons l’aimer et le servir. Quand nous faisons la sainte communion, il faut imiter Moïse approchant du buisson ardent et quitter comme lui nos souliers ; c’est-à-dire nous dépouiller de toute affection qui ne se rapporte pas au cœur adorable de Jésus. Sans cette disposition, nous ne recevons pas avec abondance les grâces de la sainte communion.

Il faut, en outre, lorsque le moment de communier approche, faire des actes de foi, d’espérance et de charité. Tous ces actes sont compris dans la prière suivante, que l’on peut lire ou réciter :

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