‹ Le code catholique ou Commentaire du catéchisme des provinces ecclé siastiques de Québec, Montréal et Ottawa [microforme]Chapitre 212 sur 343 · Quelle est la meilleure manière d'entendre la messe · texte numérisé non relu

Quelle est la meilleure manière d'entendre la messe

—La meilleure manière d'entendre Ia messe est de l’offrir à Dieu en s’unissant aux intentions du prêtre, de méditer sur les souffrances et la mort de Jésus-Christ, et de recevoir la sainte communion,

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La meilleure manière d’entendre la messe est de l’offrir pour les mêmes intentions que le prétre, quelles qu'elles soient, et surtout pour les quatre fins dont nous avons déjà parlé; de méditer sur la mort de Jésus-Christ, qu’elle nous rappelle, et de recevoir la sainte communion aussi souvent que nous le pouvons.

Les premiers Chrétiens communiaient tris fréquemment. Par suite de la tiédeur et de l’indifférence des fidèles, l'Eglise se contente aujourd’hui, il est vrai, de nous ordonner de communier au moins une fois par année, dans le temps de Pâques ; mais c’est son désir que nous le fassions plus souvent. Nous ne cherchons jamais à vivre loin des personnes que nous aimons. Par conséquent, si nous aimons réellement Notre- Seigneur, nous devons avoir le désir de le recevoir aussi souvent que possible. Tous les bons catholiques devraient faire la sainte communion au moins une fois par mois, si c’est possible. Cuux qui veulent mener une vie véritablement sainte, devraient s'approcher de la sainte Table chaque semaine, si leur confesseur ies en juge dignes et leur en donne la permission.

Lorsqu'on ne peut pas faire la communion eucharistique, on peut mériter la grâce de Dieu en faisant la communion spirituelle. La com:

munion spirituelle n’e:t pas autre chose qu’un ardent désir de recevoir la sainte communion. On fait pour cela un acte de foi à la présence réelle de Jésus-Christ dans la sainte Eucharistie, et on repasse dans son esprit les motifs qui ont poussé Dieu à nous donner ce pain céleste, ainsi que les raisons qui doivent nous engager à le recevoir, afin d’exciter en nous

le désir d'y participer et de nous nourrir fréquemment de ce pain divin. Cette pratique de dévotion est très agréable à Dieu et très salutaire.

Une autre pratique de piété dont nous devon:

dire un mot, c’est la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, partout en honneur aujourd’hui, et intimement liée à la dévotion au Saint Sacrement. L'Eglise a enrichi cette dévotion de nombreuses indulgences, et Notre-Seigneur lui-même a promis de grandes récompenses à ceux qui honorent le Sacré-Cœur ; c’est-à-dire son cœur réel et naturel; auquel sa divinité est unie comme elle l’est à tout son corps. Cette dévoticn consiste à adorer le cœur de Notre-Seigneur, parce que l’amour réside surtout dans le cœur, et à lui témoigner tout l'amour et la reconnaissance dont nous sommes capables, à raison de l’amour infini qu'il a eu pour nous, en mourant pour le saiut des hommes et en instituant les sacrements, en particulier celui de la Sainte Eucharisiie, qui lui permet de résider au milieu de nous. Loreque Notre-Seigneur apparut à la Bienheureuse Marguerite Marie, il lui dit en montrant son cœur. Voici ce cœur qui a tant aimé les hommes, et qui en est si peu aimé. Le premier vendredi de chaque mois et le mois de juin tout entier, sont dédiés au Sacré- Cœur.

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