‹ Le code catholique ou Commentaire du catéchisme des provinces ecclé siastiques de Québec, Montréal et Ottawa [microforme]Chapitre 211 sur 343 · FES · texte numérisé non relu

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velle Loï, il institua le sacerdoce, chargea ses Apôtres d'offrir ce nouveau sacrifice, et dans la personne des Apôtres, tous leurs successeurs légitimes. Les sacrifices de l'ancienne Loi n'étaient que la figure du sacrifice de la nouvelle Loi, qui devait les remplacer un jour; et à partir du r-oment où les anciens sacrifices ont été abol. le sacerdoce ancien a également pris fin.

+ 281.—Le sacrifice de la messe est-il le même que le sacrifice de la croix ?

— Oui, le sacrifice de la messe est le même que le sacrifice de la croix.

Les deux sacrifices sont absolument la même chose. La seule différence, comme nous le verrons plus loin, consiste seulement dans la manière de les offrir.

282. Comment le sacrifice de la messe est-il le même quele sacrifice de la croix ?

—Le sacrifice de la messe est le même que le sacrifice de la croix, parce que c'est la même offrande et le même prêtre.

Notre-Seigneur Jésus-Christ, et aussi

arce que les fins pour lesquelles le sacri-

ce de la messe est offert, sont les mêmes que celles du sacrifice de la croix.

Sur la croix, l’offrande était le corps et le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ ; le sacrificateur était Notre Seigneur ; le sacrifice était offert pour satisfaire à la justice de Dieu pour les péchés de:

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hommes ; et celui À qui il l’offrait était son Père qui est dans les cieux. Il en est de même du sacrifice de la messe. L'offrande est le corps et le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ ; le sacrificateur est Notre-Seigneur lui-même, par le ministère du prêtre; le sacrifice de la messe est offert pour satisfaire à la justice de Dieu pour les péchés des hommes ; et celui à qui il est offert est Notre Père qui est dans les cieux. La seule différence, c'est que sur la croix, Jésus-Christ s'est offert d’une manière visible et a répandu son sang ; au lieu qu’à la messe il s’y offre sous les espèces ou apparences du pain et du vin et sans répandre son sang.

283.—Pour quelles fins le sacrifice de la messe fut-il offert ?

—Le sacrifice de la messe fut offert :

1° pour glorifier Dieu : 2° pour le remer.cier de toutes les grâces accordées au monde entier; 3° pour satisfaire à la justice pour les péchés des hommes ; 4° pour obtenir des grâces.

284.— Quelle différence y a-t-il entre les deux Pi de la messe et de la croix

— La seule différence entre les deux sacrifices consiste en ce que, sur la croix, Jésus-Christ s’est offert lui-même en ré.

pandant son sang ; au lieu qu'à la messe, il s’y offre par le ministère des prêtres sans répandre son sang et sans mourir.

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285.—Comment la mort de Jésus-Christ sur la croix est-elle représentée dans la messe ?

—La mort de Jésus-Christ sur la croix est représentée dans la messe par la consécration séparée qui est faite du pain et du vin.

f 286.—Comment devons-nous assister à la messe ? |

—Nous devons assister à la messe avec beaucoup de recueillement intérieur, avec une grande piété, et avec toutes les marques extérieures de respect et de dévotion.

Si nous étions admis en la présence d’un empereur, d’un roi ou du Souverain Pontife, nous observerions scrupuleusement le cérémonial derigueur en pareille circonstance, et nous prendrions bien garde de manquer aux convenances ou au respect que nous lui devons. Nous ne passerions pas le temps de l’audience à promener nos regards à droite et à gauche, mais nous tiendrions les yeux constamment fixés sur le grand personnage qui nous reçoit. Telle devrait être notre tenue à la sainte messe, lorsque nous sommes en prégence de Notre-Seigneur Jésus-Christ, le Roi des rois. Il devrait seul absorber toute notre attention. Combien doit lui être désagréable la conduite de certains fidèles en sa présence, qui s’occupent si peu de lui, et qui repartent souvent sans avoir eu pour lui une pensée ou un regard ! Si nous agissions en présence de n'importe quel

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prince de la terre, avec la même désinvolture que nous agissons quelquefois en présence de Notre-feigneur présent sur l'autel, nous sertons certainement éconduits, avec l’intimation de ne plus jau ais nous présenter. Mais Nctre-Seigneur endure tout cela avec patience et douceur, bien qu’il ne puisse laisser ce manque de respect impuni, dans ce monde ou dans l’autre. Ce: à pour cela qu’un grand nombre de personnes pieuses offrent leurs prières et la sainte commu nion en réparation des insultes et des outrages que Notre-Seigneur recoit tous les jours dans la Sainte Eucharistie, C’est une des fins principales pour lesquelles ont ‘té fondées certaines ass0ciations, telles que l’Apostolat de la prière, la Ligue du Sacré-Cœur et la Communion réparatrice. Tous les bons chrétiens doivent s’affilier à quelqu’une de ces associations, ou au moins, faire privément ce que font les membres de ces sociétés.

Sous l’Ancienne Loi le peuple apportait au temple les différents dons qu'il désirait faire offrir pour lui par les prêtres. Ces offrandes, nous l’avons déjà dit, étaient quelquefois les prémices des fruits de la terre, mais le plus souvent des animaux choisis parmi les plus précieux.

Dans les premiers âges du Christianisme, les fidèles apportaient également aux prêtres le pain et le vin qui devaient être offerts et consacrés à la messe. Aujourd’hui, comme le pain et le vin en usage pour le saint sacrifice de la messe, doivent réunir certaines conditions particulières prescrites par l'Eglise, les prêtres achètent euxmêmes ces choses, et les fidèles leur donnent un honoraire, fixé par l'Ordinaire de chaque diocèse,

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lorsqu'ils demandent une messe à leur intention. Cette légère indemnité en argent n’est pas destinée à payer la messe, mais à pourvoir à l’entretien du prêtre ou à lui permettre de se procurer toutes les choses nécessaires pour célébrer la sainte messe, telles que les cierges, les ornements, les vases sacrés, etc.

La vente ou l’achat d’une chose sainte quelconque, est un péché de simonie, ainsi appelé du nom de Simon le magicien qui, témoin des prodiges opérés sur ceux qui avaient reçu le Saint- Esprit, osa aspirer au pouvoir d'imposer les mains, et présenta de l’argent aux Apôtres en leur disant : ‘‘ Donnez-moi le pouvoir que vous avez, afin que ceux à qui j’imposerai les mains reçoivent le Saint-Esprit.” Il est permis cependant d’acheter et de vendre des objets bénits,tels que chapelets, médailles, etc., pourvu que l’on paie seulement la valeur de ces objets, et que l’on n'ait pas l'intention de vendre ou d’acheter la bénédiction et les indulgencesdont ils sont enrichis.

Les fruits du saint sacrifice de la messe, sont au nombre de quatre: Le premier est pour le célébrant lui-même; le second, pour celui à l’intention duquel la messe est dite ; le troisième, pour ceux qui sont présents à la messe, et le quatrième pour tous les fidèles du monde entier.

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