‹ Le code catholique ou Commentaire du catéchisme des provinces ecclé siastiques de Québec, Montréal et Ottawa [microforme]Chapitre 232 sur 343 · CHAPITRE VINGT-SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-SEPTIÈME

Des Sacramentaux,.

t 314.-— Qu'’appelle-t-on sacramentaux ?

—On appelle sacramentaux certaines choses désignées ou bénites par l'Eglise, destinées à faire naître en nous de bonnes pensées, à accroître notre âévotion et par suite à nous obtenir la rémission de nos fautes vénielles.

Les Sacramentaux ne donnent pas la grâce, mais ils nous inspirent des sentiments de dévotion, d'amour de Dieu et de regret de nos péchés. Une personne, par exemple, entre à l’église et fait le chemin de ia croix. Les stations sont des sacramentaux. La première station représente Jésus condamné à mort ; la seconde le montre chargé de sa croix ; la onzième le fait voir attaché à la croix ; la douzième mourant sur la croix, #t la quatorzième le représente mort et mis dans le sépulcre. Æn face de chacune de ces représentations elle médite sur les souffrances de notre Sauveur, et commence à détester le péché, qui en est la cause. Alors elle pense aussi à ses propres péchés, et commence également à les regretter. Cette douieur que la vue de chaque station lui fait éprouver, lui donne la grâce qui

remet les péchés véniels. Les sacrements produisent toujours la grâce lorsque nous les recevons avec les dispositions requises ; mais lorsqu’il s’agit des sacramentaux, la mesure de la

râce que nous recevons dépend du degré de évobon que nous avons. Plus la dévotion est vive, plus la grâce est abondante.

Les sacramentaux sont destinés à faire naître en nous de bonnes pensées et à accroître notre dévotion. Si, en effet, nous nous agenouillons devant une muraille nue, nous ne pouvons prier avec la même dévotion qu’au pied d’un crucifix qui nous montre les clous des mains et des pieds, les épines enfoncées dans la tête, le sang qui s'échappe du côté; car la vue de toutes ces choses nous fait nécessairement penser aux souffrances

terribles de Notre Seigneur. Le portrait d’un ami :

que la mort nous a ravi nous fait souvent penser à lui et nous empêche de l’oublier. Ainsi, les images représentant Notre Seigneur et les Saints les rappellent plus vivement à notre mémoire.

315.-—Quelle différence y a-t-il entre les sacrements et les sacramentaux ?

—Entre les sacrements et les sacramen-

taux, il y a une double différence : 1° les gacrements ont été institués par Jésus- Christ, tandis que les sacramentaux l'ont été par l'Eglise ; 2° les sacrements donnent la grâce par eux-mêmes, pourvu que nous n'y mettions pas d'obstacles, tandis que les sacra.nentaux font simplement naître en nous de pieuses dispositions, par lesquelles nous pouvons obtenir la grâce.

faire

f del

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L'Fglise peut bien augmenter ou diminuer le nombre des sacramentaux, mais elle ne peut changer celui des sacrements.

+ 316.—Quel est, parmi les sacramentaux, le premier et le plus en usage ?

— Parmi les sacramentaux, le premier et le plus en usage, c’est le signe de la croix.

+ 317.—Comment fait-on le signe de la croix ?.

— On fait le signe de la croix, en portant la main droite au fronc, puis à la poitrine, de là à l'épaule gauche, enfin à l'épaule droite, et l'on dit en même temps: ‘“ Au nom du Père, et du Fils, et du Saint- Esprit. Ainsi soit-il”

Il importe beaucoup que la croix soit bien faite et que les mots soient prononcés distinctement. Soit par insouciance ou par routine, certaines personnes ne font pas du tout le signe de la croix, quoiqu’elles aient l'intention de le faire. Elles posent la main seulement sur le front et la poitrine, sur le front et le menton, ou sur le front et les épaules, etc. D'autres ne se touchent même pas le front. Ce sont, il est vrai, des signes et des mouvements de la main, mais ce n'est pas le signe de la croix. Nous devons donc, dès l’enfance, nous accoutumer à bien fâiré le signe de la croix, si nous voulons le bie: faire toute notre vie.

t 318.- Pourquoi faisons-nous le signe de la croix ?

—-Nous faisons le signe de la croix pour | montrer que nous sommes chrétiens, et t que nous croyons les principaux mystères L

e notre religion. n

La croix est le drapeau ou l’étendard de la

Chrétienté, comme les trois bandes transversales, À ro } aux couleurs bleu, blanc et rouge, sont le dra- de ] peau ou l’étendard français, qui indique la natio- se, {| nalité du navire sur lequel il flotte. no fi | ce:

| 319.—Comment le signe de la croix est- ; Di }l| il une profession de foi aux principaux | rer {| mystères de notre religion ? 3 noi

—Le signe de la croix est une profession de foi aux principaux mystères de notre LL religion, parce qu'il exprime les mystères A d’un seul Dieu en trois personnes, de l'In- \f carnation et de la Rédemption.

| 320.—Comment le signe de la croix il exprime-t-il un seul Dieu en trois peril | sonnes ?

alias

ul —Les mots “au nom” indiquent un | | ll seul Dieu ; les mots suivants “ du Père et LS p du Fils et du Saint-Esprit” indiquent les bén trois personnes divines, | | pou, pl 321.—Comment le signe de la croix Æ leg.

IE exprime-t-il les mystères de l’'Incarnation | ji et de la Rédemption ? La | ie, —Le signe de la croix exprime les mys- | fette L tères de l’Incarnation et de la Rédemp- la pu | | |

DES SACRAMENTAUX. 489

tion, en nous rappelant que le Fils de Dieu, s'étant fait homme, a souffert la mort pour nous racheter.

Outre ces principaux mystères, nous remarquerons, si nous y réfléchissons un peu, que le signe de la croix nous rappelle une fuule d’autres choses. Il nous rappelle, par exemple, la faute de nos premiers parents, qui a rendu la croix nécessaire ; il nous rappelle encore la haine que Dieu porte au réché, puisqu'il lui a fallu endurer de telles souffrances pour sa satisfaction ; il nous rappelle aussi l'amour de Jésus-Christ pour les hommes, etc.

+ 322.— Quel est parmi les sacramentaux, le ‘us en usage après le signe de

la croix

— Parmi les sacramentaux, le plus en usage après le signe de la croix, est l’eau bénite.

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