‹ Le code catholique ou Commentaire du catéchisme des provinces ecclé siastiques de Québec, Montréal et Ottawa [microforme]Chapitre 233 sur 343 · Qu'est-ce que l’eau bénite · texte numérisé non relu

Qu'est-ce que l’eau bénite

—L'eau bénite est celle que le prêtre a bénite en faisant des prières solennelles pour implorer la bénédiction de Dieu sur ceux qui en font usage et sa protection contre les puissances de l'enfer.

Le prêtre prie pour que ceux qui font usage de cette eau soient préservés du péché, échappent à la puissance du démon, et soient exempts des maladies corporelles, etc,. Par conséquent, ceux

‘qui se servent de cette eau bénéficient de toutes

ces prières, parce que le prêtre dit : S'ils en font usage, que Dieu leur accorde toutes ces choses.

324.—Y a-t-il d'autres sacramentaux que le signe de la croix et l’eau bénite ?

—Oui, outre le signe de ia croix et l’eau bénite, il y a d’autres sacramentaux, tels que les chandelles bénites, les rameaux, les crucifix, les images, les rosa’res les scapulaires ...... |

Les Cierges sont bénits le jour de la Purification de la sainte Vierge. La cire des cierges, composée d'éléments que les abeilles vont cueillir sur les

fleurs et à la surface des plantes, nous rappelle la pureté du corps de Notre-Seigneur, et la flamme

de ces cierges nous rappelle sa divinité. De plus, les cierges sur l’autel nous rappellent les anges,

‘ces esprits brillants qui se tiennent sans cesse ‘auprès du trône de Dieu; ils nous rappellent

aussi la persécution des :hrétiens dans les premiers siècles de l'Eglise, obligés de se réunir dans les catacombes pour prier et assister au saint sacrifice, et de se servir de lampes et de cierges pour illuminer ces obscurs dédales. L’Eglise a conservé cet antique usage ; il est pour nous un précieux souvenir de ces temps recuülés, et il nous rappelle aussi les enseignements lumineux que Notre-Seigneur nous a donnés, et l'amour dont les fidèles doivent être pénétrés pour un Dieu si bon Les lumières sont encore un signe de joie. Que fait-on quand on veut honorer un dignitaire de l'Eglise ou de la société civile, saluer le passage d’un prince ou le retour

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d’un général victorieux ? Comment exprime-t-on sa joie ? Chacun s’empresse d’illuminer et de faire disparaître sous des milliers de feux les ombres de Ja nuit Ainsi en est-il dans l’Eglise ; nos solennités et nos joies religieuses trouvent leur plus brillante expression dans les illuminations de nos tempies et de nos autels.

Les Ramenux nous rappellent l'entrée triom-

phante de Notre-Seigneur à Jérusalem, acclamé par le peuple chantant ses louanges, jetant des

rameaux sous ses pas et voulant en faire son roi. Cela n’empêcha pas ce même peuple, huit jours plus tard, de demander la mort de celui qu’il avait reçu avec de si grands applaudissements. Ne nous arrive-t-il pas souvent, à nous aussi, d’honorer Notre-Seigneur, de l'appeler notre roi, et, peu après, de l’insulter et de l’outrager par le péché, autant que nous le pouvons ? Nous lui disons dans le Notre Père : Que votrenom soit sanctifié, et nous ne craignons pas ensuite de blasphémer ce même nom adorable.

Crucifix signifie attaché à la croix. Par conséquent, un crucifix est la figure ou la représentation de Jésus Christ attaché à la croix.

Les images sont la représentation de Jésus- Christ, de la sainte Vierge et des saints, en sculpture, en peinture, en gravure, en dessin, etc.

Le Rosaire est le Chapelet de.quinze dizaines ou le Chapelet répété trois fois. Nous parlerons d’abord du Chapelet et ensuite du Rosaire.

L'origine du Chapelet date des premiers siècles de l'Eglise. C'était la coutume des anciens peuples dans les pays orientaux, d'offrir

ee couronnes de roses aux personnes distinguées par leur mérite et leur dignité, et les

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