‹ Le code catholique ou Commentaire du catéchisme des provinces ecclé siastiques de Québec, Montréal et Ottawa [microforme]Chapitre 240 sur 343 · PES ET TETE · texte numérisé non relu

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Dans les premiers âges de l’Eglise, lorsque les enneinis de Jésus-Christ s’aperçurent qu'ils ne pouvaient réfuter ses enseignements, ils commencèrent à prôner des doctrines insensées, prétendant qu’elles étaient enseignées par le Christ, espérant par là faire tomber le ridicule sur le christianisme. Aïnsi, de nos jours, les enremis de l’Egiise catholique mettent une foule de choses en circulation, disant que c’est là son enseignement, dans l'espoir que ces doctriues fausces et insensées jetteront du discrédit et du ridicule sur la vraie religion. Soyons en garde contre tous ies imposteurs, et rappelons-nous que c’est une règle de conduite très sage de ne jamais acheter d'objets de piété de personnes qui vont de porte en porte pour les vendre. Rappelons-nous aussi que tous les objets de piété que l’on offre en vente, ne viennent pas de Rome ou de la Terre-Sainte, malgré les affrmations de leurs possesseurs, et que nous sommes dans l’erreur si nous le croyons.

2° Avec humiliié.—Coupables d'une infinité de fautes, nous sommes indignes d'obtenir aucune faveur de Dieu et même de nous présenter devant lui pour le prier. J1 faut donc reconnaître notre indignité, nous humilier à la vue de nos fautes, et en gémir du fond du cœur. Le Publicain etla Madeleine dont parie l’'Evargile en sont Ja preuve.

8° Avec un grand désir et une grande confiance d'obtenir les grâces de Dieu, c’est-à-dire avoir pleine confiance que Dieu nous accordera ce que nous demandons, si nous en avons besoin ou si nous le méritons. Un grand nombre de personnes ont le défaut de prier sans avoir le désir

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et la confiance d’être exaucées. En priant, nous devons avoir tant de foi et de confiance, que nous serions réellement désappointés si nous n'obtenions pas ce que nous demandons. Un jour que Notre-Seigneur passait en un certain lieu, il fut suivi par une pauvre femme qui était malade depuis vingt ans, et qui, dans l'espoir d’être gucrie, avait dépensé sa fortune pour payer les services des médecins (1) Elle ne lui demanda pas de la guérir, mais elle se disait à elle-même: Sije puis sculement toucher ses vtements, je serai guérie. Elle se fraya un chemin à, travers la foule et suivit Notre-Seigneur jusqu'à ce qu’elle pût toucher ses vêtements sans étre vue. Elle réussit enfin à exécuter ce qu'elle désirait et fut instantanément guérie. Notre- Seigneur qui connaissait ce qu’elle désirait et ce qu'elle avait fait, se tourna vers le peuple, et fit l'éloge de la foi et de la confiance de cette femme, qui lui avaient mérité sa guérison. Telles doivent être notre foi et notre confiance lorsque nous prions Dieu pour nos besoins. nr

4° Avec persévérance.— Nous ne devons jamais cesser de prier, quand bien même Dieu ne nous accorde pas ce que nous lui demandons. A-t-on jamais observé un enfant qui demande une faveur à sa mère ? Voyez sa persistance |! Quoique souvent refusé, il réitère toujours la mêma demande, jusqu’à ce qu’'enfin la mère fatigufe de ses importunités, lui accorde ce qu’il demande. |

Sainte Monique a prié pendant dix-sept ans pour la conversion de saint Augustin, son fils.

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(18. Marc, v, 25.

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