‹ Le code catholique ou Commentaire du catéchisme des provinces ecclé siastiques de Québec, Montréal et Ottawa [microforme]Chapitre 264 sur 343 · Comment pèche-t-on contre l’amour de Dieu · texte numérisé non relu

Comment pèche-t-on contre l’amour de Dieu

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; F —On pèche contre l'amour de Dieu par (4 ssué n'importe quel péché et surtout par le ‘HA pad mi:

ndil péché mortel. fi éter- kÆ ‘ Celui qui observe mes commandements, dit ‘fi l Jésus-Christ, c’est celui-là qui m'aime.” ‘Hi Jésus-Christ, c’est celui-là qui m'aime.” (1) A «Hi squ’on | | {i >ux,et À CHAPITRE TRENTE-ET-UNIÈME. nil échés, Hi i nous ; que se | PREMIER COMMANDEMENT. (Suite). HER perdu nul ilalla ES A | es . | Du culte et de l’invocation des Saints. Dieu et [M us que :

tion. 376.—Le premier commandement dér Con- fend-il d'honcrer les Saints ?

, pou —Non, le premier commandement ne as été défend pas d’honorer les Saints; au conierre ? traire, il approuve plutôt ce culte, parce , à 805 qu'en honorant les Saints, qui sont les eurs ? amis chéris de Dieu, nous honorons Dieu B avons lui-même, e con- 4 sais rettons Loin d'être en opposition et de s’exclure, le ierge culte des Saints et le culte suprême, qui appar- La hoUus tient à Dieu seul, sont dans un accord parfait. Il r Nous semble même qu’il manquerait quelque chose aux hommages dus à la Majesté divine, si nous laissions sans honneur les créatures qui ont mése rité une part de sa gloire. Honorer ces créatures,

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n’est en effet qu’une manière particulière d'offrir nos adorations à Dieu, l’auteur de leur élévation. C’est ainsi qu’en honorant nos parents et nos supérieurs, c’est moins leur personne que l'image et l’autorité de Dieu que nous vénérons en eux. Lorsque quelqu'un se distingue par de brillantes qualités, par le génie et le talent, par de grands services rendus au pays, n’y a-t-il pas en nous un sentiment inné qui nous porte à l’honorer? Voyons ce que l’on fait pour les grands hommes de la terre: on chante leurs louanges, on leur dresse des arcs de triomphe, on les décore detitres et de distinctions, on leur érige des statues. N’y a-t-il donc que la vertu et les véritables grands hommes qu’il ne soit pas permis d’honorer ?

L’honneur que nous rendons aux Saïnts est donc parfaitement légitime, et en les honorant, nous faisons ce que l'Eglise a toujours fait, et ce qu’elle nous ordonne de faire. Elle a déclaré dans plusieurs conciles, et notamment dans celui de Trente, que ce culte est bon, utile, louable, agréable à Dieu qui veut être glorifié dans ses Saints, et elle a frappé d’anathème quiconque oserait soutenir un sentiment contraire.

377—Le premier commandement défend-il d’invoquer les Saints en deman- LR leur assistance et leur protecion

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L’invocation des Saints signifie l’appel que nous leur faisons de nous aider et de nous protéger. Pénétrés de notre indignité et de nos besoins, connaissant le crédit dont ils jouissent auprès Dieu, nous les conjurons d’intercéder pour nous; comme le centenier, nous employons les amis de Jésus-Christ pour arriver à Jésus- Christ lui-même ; comme la Chananéenne, nous avons recours aux apôtres, pour avoir plus faciiement accès auprès de Dieu. Qu'y a-t-il de repréhensible en cela? C’est ce que nous faisons tous les jours sur la terre. Quand quelqu'un veut obtenir une faveur d’un haut personnage quelconque, il ne s’adresse pas directement à lui, mais il va trouver une personne qui a de l’influence sur lui, et la prie de lui obtenir la faveur qu’il sollicite. C’est ce que font ceux-là mêmes qui prétendent qu’on ne doit pas avoir recours à l'influence des Saints. Ils ne s'adressent pas à un ennemi de celui auquelils demandent une faveur, mais à quelqu'un de ses amis, sachant bien que l’on accorde souvent à un amice que l’on refuserait à des personnes qui nous sont complètement étrangères ou indifférentes. Les Saints sont les amis chéris de Dieu. Pendant leur passage sur la terre, ils ont jeûné, prié, prêché, travaillé, et quelquefois souffert la mort pour son honneur et pour sa gloire. Il leur a accordé de grandes faveurs, et même le don des miracles. Est-il raisonnable de supposer qu’ils ne peuvent plus rien obtenir, maintenant qu’ils vivent avec Dieu, et

i ne peuvent plus pécher? Au contraire, il lui

plaît de leur continuer ses faveurs ; et comme ils n’en ont plus besoin pour eux-mêmes, il les accorde en faveur de ceux pour lesquels ils

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intercèdent. Ces sollicitations n’importunent nullement Dieu, car tout se fait par un acte de sa volonté. Les faveurs qu’il accorde ne lui font rien perdre, car il est infini. En priant les Saints de nous aider, nous confessons que nous sommes indignes de nous adresser à Dieu directement. et que nous attendons ici, dans l’humble attitude de Ja prière, pendant que ses amis favoris vont se prosterner en sa présence et demander pour nous les faveurs et les grâces que nous sollicitons. Le premier commandement ne peut donc défendre d’invoquer les Saints, puisque nous ne les prions pas comme nous prions Dieu. Nous ne leur disons jamais : ‘* Accordez-nous, mais obtenez-nous telle ou telle chose.” Dans les différentes litanies il n’y à pas une seule invocation, même à la sainte Vierge, qui dise: “ayez itié.”

Les différentes litanies des Saints ne renferment pas une seule invocation qui dise ‘‘ ayez pitié de nous,” mais seulement, ‘‘priez pour nous,” ou ‘‘ intercédez pour nous.”

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