‹ Le code catholique ou Commentaire du catéchisme des provinces ecclé siastiques de Québec, Montréal et Ottawa [microforme]Chapitre 300 sur 343 · GT SENS LORS PEER PET · texte numérisé non relu

GT SENS LORS PEER PET

de End

f 479.—Que faut-il observer les jours de jeûne du Carême, où par dispense,on peut manger gras ?

—Les jours du Carême où, par dispense, on peut manger gras, il faut observer deux conditions : 1e ne faire qu’un seul repas gras, 2° ne pas manger de poisson à ce repas.

480.—Quels sont les jours du Carême où, par dispense, on peut manger gras ?

— Les jours du carême où, par dispense, on peut manger gras, sont: 1° les dimanches, excepté celui des Rameaux; 2° les lundis, mardis et jeudis, excepté le jeudi qui suit le Mercredi des Cendres et e lundi, le mardi et le jeudi de la semaine sainte.

481.—Pourquoi l'Eglise nous ordonne- EL ge nous abstenir de viande le venredi

—L'Eglise nous ordonne de nous absteuir de viande le vendredi, pour nous faire faire pénitence le jour où Notre-Seigneur est mort pour nous.

Septième commandement de l'Eglise,

t 482.—A quoi nous oblige le septième commandement de l'Eglise : Droits et dîimes tu paieras à l'Eglise fidèlement.

—Ce commandement nous oblige à payer les dîmes, suppléments, capitations et autres droits autorisés pour les frais du culte divin et pour l'entretien des pasteurs.

La dîme est une certaine partie des grains qui se cultivent en pleins champs, telsque le blé froment, le blé sarrazin, le blé d’inde, le seigle, l'orge et l’avoine. On doit aussi payer la dîme des pois. Les dîmes ont été introduites en Canada, par ordonnance du roi de France, avril 1663, fixées définitivement à la 26° partie des grains. récoltés, par arrêt du Conseil d'Etat, en date du 12 juillet 1707, et prélevables partout dans la Ho de Québec, même en vertu de la loi civile,

Outre la dîme des grains, l’évêque impose quelquefois aux cultivateurs d’une paroisse, pour sunpléer à l’insuffisance du revenu du curé, ia

dîme du foin, des patates, etc. Cette imposition. qu'on appelle supplément, n’est pas déterminée par une règle fixe, mais varie suivant les circons- | tances,

La capitation est la redevance d’une somme } très modique, également imposée par l’évêque, et

que sont tenus de payer au curé les familles et les individus qui ne cultivent pas la terre. Enfin, par droits autorisés pour les frais du cuite et l’entretien des nasteurs, on entend les honoraires fixés par un tarif spécial approuvé par l’évêque, et payables pour services, sépultures, grand’ messes, marlages, etc.

Rien de plus raisonnable que ces charges, légères en réalité, imposées aux fidèles pour les frais du culte et l'entretien de ceux qui se dépen-: sent à leur service, et qui ne peuvent convenablement se livrer à d’autresoccupations. Au reste, il en a toujours été ainsi, Sous l’ancienne Loi, la Terre Sainte était divisée entre les tribus d'Israël, issues des douze fils de Jacob. L'une de ces douze tribus, appelée la tribu des Lévites, se composant entièrement de prêtres et de personnes attachées au service du temple, ne fut point admise au partage de la terre, mais devait être entretenue par les onze autres tribus. La loi les obligeait de donner chaque année, pour l’entretien du temple et de ceux qui étaient chargés de le desservir, ce qu’ils appelaient les prémices, et de pius le dixième de leur revenu en nature ou en argent. Tout ce que nous possédons vient de Dieu, c’est pourquoi nous ne devons pas compter avec lui, ni donner à regret ou en murmurant. Toute aumône faite pour l’amour de Dieu est récompensée au centuple par des faveurs spirituelles et temporelles, de même qu’il peut, de mille manières, nous enlever ce que nous refusons déraisonnablement de donner. C’est un fait que ne cesse de confirmer l’expérience de tous les jours.

on seulement il est juste et raisonnable de

les et pourvoir aux frais du culte et à l'entretien des

Enfin, Lasteurs de l'Eglise, mais le paiement des dîmes ite et étant d’une étroite obligation par les lois natu- | raires relle, divine, ecclésiastique et civile, les fidèles rêque, ne peuvent manquer à ce devoir, sans 8e rendre

rand’- coupables de larcin, qui tient même du sacrilège.

| ‘C'est pourquoi, dit le second évêque de

es, lé- Québec, dans un mandement du 16 février 1691,

our les nous enjoignons aux curés et aux confesseurs de

dépen: ne pas recevoir aux sacrements ceux qui par leur 1 nvena- faute n'auront point payé les dîmes, ou ne les | u reste, auront pas payées fidèlement.”

ne Loi, , tribus . L'une Lévites, CHAPITRE TRENTE-SEPTIÈME. É:

de per- ; ne fui À is devait ::

s. La 10! Du jugement dernier et de la Résurrection, de À our l’en- l'Enfer, du Purgatoire et du Oiel. 4 chargés 4 rémices, +483.— Quand Jésus-Christ nous juge- 4 ature ou ra-t-il ?

vient de x : : F

compter Jésus-Christ nous jugera, d abord immurant: médiatement après notre mort, et ensuite H, Dieu est R à la fin du monde. 1f

rs spiri- $ . .

eut, de | Nous serons jugés immédiatement après notro

us refu- mort, en un clin d’œil, dans la chambre et à l’ins-

tt unfait M tint même où nous mourrons. Les jugements

de tous M 'endus dans nos cours de justice sont teujours

précédés d’un procès, auquel préside un juge qui nable de (coute les témoignages pour ou contre le défen-

deur, et les plaidoyers qui concluent à son acquittement ou à sa condamnation. Nous sommes portés à croire que les choses se passent à veu

rès de la même manière au jugement de Dicu.

ous nous représentons Dieu assis sur son trône ; notre ange gardien et notre saint patron donnant leur témoignage pour ou contre nous, et le Souverain Juge prononçant ensuite la sentence. Nous sommes dans l'erreur; car Dieu connaissant tout, n’a besoin ni de témoias ni d'avocats. L'exemple suivant fera mieux comprendre comment les choses se passent.

Si nous marchons par une nuit noire qui empêche de rien distinguer, et sous une pluie battante qui transforme les chemins en bourbiers, il est évident que nous ne pouvone pas voir les éclaboussures que reçoivent nos habits. Mais si, tout à coup, nous nous trouvons en p'eine lumière, nous verrons d’un seul coup d’œil en quel état nous sommes. De même l'âne, pendant que nous sommes sur la terre, ne voit pas d’une manière sûre et nette en quel état elle est. Maïs du moment qu’elle se trouve en la présence de Dieu, la lumière éternelle, elle se voit instantanément telle qu’elle est, comprend quelle va être sa sentence, et recoit immédiatement sa récom pense ou sa punition. Ce jugement, qui a lieu à la mort de chacun de nous, règle notre sort pour toujuur:. Le jugement général ne changera rien, mais ne fera que confirmer la première sentence devant le monde entier.

Avec quel soin ne devrions-nous donc paf nous préparer à ce terrible moment! Voyez ce pauvre malade à la veille de rendre le dernier

soupir. Ses amis, à genoux auprès de son lit de 4

n ACnimes à veu Dieu.

trône ; nmnant e Sou- , Nous ittout, em ple ent les

ui emie baturbiers, voir les Mais si, eine luen quel lant que une MmA- Mais du e Dieu, anément à SA cenpe pense à 1a moït oujuurr:

mais ne p devant

onc pPai WVovez ce

dernier >) ht de

mort, sont en prières ; bientôt il perd l’usage de ses sens ; peu après l’agonie commence, puis il donne à peine signe de vie. Encore quelques minutes, et cette pauvre âme sera en présence de son Créateur, pour rendre compte de la vie entière de l’homme qu’elle animaïit ; pour rendre compte de chaque pensée, parole et action. Tout ce que cet homme à fait sur la terre lui sera déroulé sous les yeux comme une pancarte. Il aura peut-être oublié, avant de mourir, ce qu'il a pensé, dit ou fait à tel jour ou à telle heure, l'endroit où il était et le péché qu’il a commis; mais au moment du jugement, tout lui sera rappelé. Qu'il se félicitera alors d’avoir fait le bien, et qu’il regrettera amèrement d’avoir fait le mal! Pourquoi donc sommes nous si insouciants dans une affaire de si grande importance, lorsque nous sommes absolument certains que nous serons jugés un jour, et que de plus, nous ignorons quand ce moment redoutable arrivera ?

Nous agissons pourtant bien différemment dans les affaires humaines. Si nous avons un examen quelconque à passer, nous commençons la préparation nécessaire plusieurs mois à l’avance, et comme nous craignons d’éprouver un échec!

Que nous serions fiers, en pareïlle circonstance, d'apprendre que nous aurons pour examinateur, un ami intime, ou quelqu'un qui nous connaît bien ! C’est ainsi que nous devrions préparer l'examen que nous devons subir au sortir de

‘ cette vie. Préparons-nous tous les jours, en exa-

minant notre conscience sur les péchés que nous avons commis ; en faisant un bon acte de contrition, avec la fermé résolution de les éviter à l’avenir. Nous ne devrions jamais nous mettre au

lit, sans nous être mis dans les dispositions voulues pour paraître au jugement de Dieu. Mais surtout, travaillons à rendre meïlleurs, de jour en jour, nos rapports avec Notre-Seigneur Jésus- Christ; travaillons par nos prières et nos bonnes œuvres à devenir ses amis particuliers, et lorsque le jour du jugement viendra pour nous, nous serons heureux plutôt qu’effrayés à la pensée de paraître en sa présence.

+ 484.- Comment s'appelle le jugement que nous subirons immédiatement après notre mort ?

—Le jugement que nous subirons immédiatement après notre mort, s'appelle le jugement particulier

On l'appelle ainsi, parce qu’il est privé et qu’une seule personne est jugée à la fois.

+ 485.—Qu'est-ce que le jugement général ?

—Le jugement général est celui que tous les hommes subiront ensemble à la fin du monde.

Toutes les créatures douées d'intelligence, tous les hommes qui auront passé sur la terre depuis le commencement du monde, seront jugés ce jour-là. C’est pour cela qu’on appelle ce dernier jugement, le jugement général. Un jour que personne ne connaît et qui reste le secret de Dieu, les hommes sentiront tout à coup la terre trembler sur ses fondements ; verront l’océan se

CLEO MmO nm ee 2

es HOT

Page 1