En quoi faut -il assister nos père et mère
— Nous devons assister nos père et mère, en leur procurant autant p^ue nous le pouvons, tous les secours spirituels et temporels dans leurs maladies, leur vieillesse et leur pauvreté, et en priant pour eux après leur mort.
Les principaux secours temporels et spirituels que nous devons à nos père et mère, sont : la nourriture, le vêtement, les soins du médecin, l'assistance du prêtre s'ils sont malades ou incapables de se rendre à Péglise pour remplir leurs devoirs de religion, une sépulture convenable, des prières après leur mort, et un certain nombre de inesses lorsque nos moyens 1© permettent.
t 418.- Que signifient ces paroles : afin de vivr.'; longuement ?
—Ces paroles: afin de vivre longuement, signifient que Dieu récompense, souvent en ce monde, l'enfant qui honore son père et sa mère.
Une vie longue et heureuse est souvent la récompense de celui qui honore son père et sa mère ; mais, pour de bonnes raisons, Dieu ne l'accorde pas toujours à l'enfant qui a été fidèle au précepte de la piété filiale.
t 419.- Quelle est la punition de l'enfant qui outrage ses père et mère, ou qui les abandonne dans leurs besoins ?
—L'enfant qui outrage ses père et mère, ou qui les abandonne dans leurs besoins, est maudit de Dieu et les hommes l'ont en horreur.
Celui qui afflige son père, dit la sainte Ecriture, et qui éloigne de lui sa mère, est un infâme et un misérable. (1)
t 420.— Nos père et mère sont-ils les seuls auxquels nous devons honneur et obéissance ?
—Non, car nous devons honneur et obéissance à tous ceux qui ont autorité sur nous, comme nos évêques, nos pasteurs, nos magistrats, nos maîtres et autres supérieurs légitimas.
(1) Prov., xix. gg
698 LE CODE CATHOUQUE.
En un mot, nous devons honneur et obéissance à tous nos supérieurs légitimes, soit ecclésia? tiques, soit civils.
Pour nos supérieurs ecclésiastiques, comm les évêques et les curés, voici ce que l'Ecritui nous recommande : Honorez doublement les prêtn qui gouvernent bien, principalement ceux qui s'aj cliquent au ministère de la parole et de Venseigm ment. (1) Obéissez, dit encore saint Paul, à cen qui sont préposés à votre conduite, et soyez-Uu soumis ; car ils veillent sur nous comme deva* rendre compte de nos âmes. (2)
Quant à nos supérieurs civils, comme lesgon verneurs, les juges, les magistrats et tous ceu qui sont revêtus d'une certaine autorité, l'a pôtre saint Paul, dans son épître aux Romains insiste avec une grande force sur l'ûbligatio que nous avons de respecter leur puissance.
Que toute âme, dit-il, soit soumise aux puissa.net supérieures : car il n'y a point de puissance qui r. vienne de Dieu, et c'est lui qui a établi celles qi existent.
Le prince des Apôtres confirme les leçons d son collègue dans l'apostolat : Soyez soumis e vue de Dieu, nous dit-il, à tout homme revêtu, o pouvoir, au prince d? abord, comme au chef suprêmt et à ses officiers comme étant ses délégués. (3)
421.— Quels sont les devoirs des père et des mères envers leurs enfants ?
(1) IdeS.PaulàTim., v.
(2) Hébr., xni.
(3)1 Petr. ii.
—Les pères et mères sont obligés de pourvoir aux besoins de leurs enfants, de les élever chrétiennement, de les corriger de leurs défauts, de les éloigner de tout danger corporel et spirituel, et de leur donner le bon exemple.
Les pères et les mères sont tenus :
1° De 'pourvoir aux besoins de leurs enfants, c'està-dire de leur fournir la nourriture, le vêtement, les livres d'école, de les soigner dans la maladie, de leur faire fréquenter l'école au moins pendant le temps exigé par la loi, et de les mettre en mesure de gagner leur vie par une profession proportionnée à leur naissance et conforme à leur vocation.
2° De les élever chrétiennement, c'est-à-dire de les initier de bonne heure à la connaissance des vérités de la religion et de leurs devoirs envers Dieu, envers le prochain et envers eux-même3, à la pratique de la prière et de la vertu. Religieuse avant tout et toujours, l'instruction doit aussi être sociale, et tendre au bien public en même tempe qu'au bien de l'enfant et de la famille.
3Q De les corriger de leurs défauts, c'est-à-dire de réprimer leurs mauvais penchants par les conseils, par les réprimandes et par la correction, lorsque les autres moyens ont été employés inutilement. La correction suppose Une vigilance continuelle de la part des parents. Leur œil doit suivre pour ainsi dire,en tout lieu, les démarches de leurs enfants, et comme il leur est impossible de les accompagner partout, ils doivent prendre les moyens de connaître ce qui se passe en dehors de leur présence.
4° De les éloigner de tout danger corporel ou spirituel, c'est à-dire de tout danger qui menace leur corps ou leur âme.
5° De leur donner le bon exemple, c'est-à-dire de ne mettre sous leurs yeux que des exemples de vertu. Sans le bon exemple, les leçons des parents à leurs enfants sont presque du temps perdu. Heureux les parents qui s'appliquent à édifier leur famille par le bon exemple, et qui peuvent dire, comme Notre -Seigneur : Mon père, de ceux que vous m'aviez donnés, aucun ne s'est perdu par ma faute ! (1) Supposons que des parents scandalisent leur famille; leurs enfants les imiteront, et devenus chefs de famille à leur tour, ils auront des enfants qui grandiront dans la méchanceté. Nous pouvons aller ainsi de génération en génération, et imputer tous ces péchés aux premiers parents qui ont donné le mauvais exemple.
Ainsi donc, les parents n'ont pas le droit d'accorder toute liberté à leurs enfants et de négliger les devoirs que nous venons d'énumérer. S'ils le font, Dieu les tiendra responsables, et les punira sévèrement un jour.
422.- Quels sont les devoirs des supérieurs à l'égard de leurs inférieurs ?
—Les supérieurs doivent traiter leurs inférieurs avec charité, veiller sur leur conduite, et leur faciliter les moyens d'accomplir leurs devoirs de religion.
(1) S, Jqo.ii, xyiii,
no
423. —Quels sont les devoirs des inférieurs envers leurs supérieurs ?
—Les devoirs des inférieurs envers leurs supérieurs sont de les respecter et de leur Dbéir.
1 424.— Que défend le quatrième commandement ?
— Le quatrième commandement défend toute désobéissance, toute opiniâtreté et iout mépris à l'égar4 de nos père et mère 3t de nos supérieurs.
Par opiniâtreté on entend ici tout refus obstiné l'obéir, surtout lorsque nous savons avoir tort; et e mépris est un sentiment par lequel on juge me personne ou une chose indigne d'estime, l'égard et d'attention. Ce sentiment à l'égard de îos supérieurs est toujours condamnable, soit m'il soit intérieur seulement, soit qu'il se manifeste par des actes, par la parole ou le geste. Une ihose peut n'être pas mauvaise en soi et cepenlant le devenir, si elle est faite par mépris. De nême, un acte qui n'est qu'une faute vénielle de ja nature, peut devenir un péché mortel s'il est 'ait avec une intention de mépris.
t 425.— Quel est le cinquième commandement de Dieu P
— Le cinquième commandement de Dieu Bst : Homicide point ne seras de fait ni volontairement.