LES DIX PLAIES DE L'EGYPTE
avait des millions, des nuées, et qui, envoyés pour nous punir de nos péchés, seraient doublement venimeux? La quatrième plaie fut celle de mouches de toutes sortes, qui souillèrent tout ce qu'il y avait en Egypte, au grand dégoût des Egyptiens. La cinquième plaie fut la peste qui frappa tous les animaux. La sixième plaie fut celle des ulcères, qui se formèrent sur tous les hommes et les animaux, et dont les souffrances leur permettaient à peine de se mouvoir. La septième fut la grêle qui détruisit toutes les récoltes. La huitième fut celle des sauterelles, petits animaux doués d'une grande puissance de destruction. Ces sauterelles ressemblaient à celles qui, de nos jours encore, font irruption dans certains pays, et sont la terreur des cultivateurs, avec cette différence toutefois, qu'elles en avaient deux ou trois fois la grosseur. Ces animaux dévorent toute verdure et détruisent, par conséquent, les récoltes et les arbres. A la demande du roi, Moïse implora Dieu, et un grand vent chassa toutes les sauterelles dans la mer où elles se noyèrent. La neuvième plaie fut une noirceur qui couvrit toute l'Egypte pendant trois jours, et la dixième plaie, la dernière et la plus terrible de toutes, fut la mort de tous les premiers-nés des Egyptiens. (1)
Dieu donna instruction à Moïse d'ordonner à tous les Israélites de tuer un agneau, pendant une nuic qu'il désigna, de 1 oindre leurs portes avec le sang de cet agneau, de le faire cuire, et le le manger, debout, prêts à partir pour un yoyage. (2)
[1) Exode, XIT.
[2) Exode, XIII.
Cet agneau fut appelé l'agneau pascal ; et à partir de cette époque les Israélites devaient le manger tous le3 ans, à peu près dans le temps de Pâques, en souvenir de cet événement. Cette nuit-là, Dieu envoya donc un ange qui tua tous les premiers-nés, tant parmi les hommes que parmi les animaux.
Dans toutes les maisons des Egyptiens il y avait un cadavre, tandis qu'il n'y en avait pas un seul chez les Israëlites ; car l'ange avait épargné toutes le3 maisons dont les portes étaient teintes du sang de l'agneau. Cet événement, appelé la Pâques, a toujours été célébré par le peuple de Dieu. Cet agneau pascal était une figure de Notre Seigneur ; car de même que le sang de l'agneau a sauvé les Israëlites de la mort, de même le sang de Notre-Seigneur nous a sauvés de la mort éternelle, c'est-à-dire de l'enfer.
Après cette nuit terrible, Pharaon permit au peuple de s'en aller avec Moïse, mais les Israélites étaient à peine rendus sur les bords de la Mer Rouge, qu'il se repentit de les avoir laissé partir, et il envoya une armée à leur poursuite. Ils se trouvaient à ce moment dans une position périlleuse : la mer devant eux, et l'armée de Pharaon qui s'avançait par derrière; mais Dieu leur fournit les moyens de se sauver. Sur son ordre, Moïse étendit sa baguette sur les eaux qui s'ouvrirent immédiatement, et permirent aux Israëlites de passer à pied sec. (1)
Pharaon voulut les suivre, mais lorsqu'il fut rendu avec son armée sur le lit desséché
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a) Exode, XIV.