AVERTISSEMENT POUR LA DEUXIEME ÉDITION
L'extrême faveur avec laquelle ont été accueillies en France et en Italie nos études sur le Nouveau Code italien et le Code Napoléon, nous encourage à en offrir au public une deuxième édition.
En vue de cette publication nouvelle, nous avons donc soigneusement revisé notre premier travail, en tenant compte des observations critiques qui nous ont été faites, et sur quelques points nous avons ajouté des développements nouveaux. Notre but, en effet, n'était pas seulement de faire connaître en France l'esprit du Nouveau Code civil italien, mais encore d'examiner certaines graves questions législatives qui sollicitent de nos jours l'attention des publicistes et des jurisconsultes.
Enfin, et pour déférer à un vœu que nous avons souvent entendu exprimer, nous joignons à nos Études une traduction complète du Nouveau Code civil italien. Cette traduction est l'œuvre personnelle de M. Orsier, avocat à Annecy, qui a bien voulu s'associer à nos travaux. S'il ne nous appartient pas de faire ici l'éloge d'un collaborateur aussi distingué, il nous sera du moins permis de dire que sa traduction est de la plus rigoureuse exactitude, et bien faite pour rendre facile à tous l'appréciation exacte quant à l'esprit, et même quant à la formule, de l'œuvre du législateur italien.
Il nous reste maintenant à exprimer notre vive gratitude pour les jurisconsultes français et italiens qui ont bien voulu nous adresser une adhésion sympathique. Nous devons nommer en première ligne nos excellents collègues et amis MM. Paul Gide etBoissonade, de la Faculté de Paris; et Rozy, de la Faculté de Toulouse, qui, par leurs notices bibliographiques empreintes d'une si grande bienveillance, ont si fort contribué au rapide succès de notre travail.
Mais c'est surtout de l'Italie que nous sont venus les plus nombreux et les plus chaleureux encouragements. Nous n'oublierons jamais les marques de sympathie que nous avons reçues de la part des jurisconsultes italiens, et ils nous permettront d'inscrire ici leurs noms, autant pour nous honorer
vi àVERTISSBMENT.
nous -môme que pour leur donner un témoignage publie de notre reconnaissance. — Nous voulons parler de MM. v. Pisanelli el <!<• Palco, anciens ministres; de notri llenl
ami, M. Antonio Pulci, de l'Université dp Messine; de MM. Precerutti, de l'Université de Turin j Jannuizi, de celle de Perrare; Pessina, de celle de Napli iri, de celle de Parme; de
MM. Luigi Tufano, avocat i Naples; Giorgio Curcio, juj Bologne; de Stefani Nicolosi, avocat.! Catane; Gaetano Poa chini, préteur à Vasto, dans les Abruzzes; Eliccardo Mitchell, recteur de l'Université de Messine, Antonio silva, t hanoineet vicaire général de Plaisance, etc., etc. Mais celui à qui nous devons le plus, c'est notre bon et illustre ami, M. le commandeur Buniva, de l'Université de Turin, qui nous a inspiré la première pensée de notre travail, et nous l'a rendu facile par ses précieuses indications.
Enfin M. Alfonso Gavagnari, professeur de droit constitutionnel et administratif à l'Université de Parme, et honoré de la charge de maire de cette importante cité, a bien voulu publier une élégante traduction de notre livre, et le recommander ainsi à la jeunesse italienne, par l'autorité de son nom et de son caractère.
Dans la remarquable préface mise en tête de cette traduction, M. Gavagnari fait ressortir avec force le caractère éminemment progressif de l'œuvre des législateurs italiens, et il termine par ces paroles exprimant une espérance à laquelle nous nous associons énergiquement :
«Facendo tesoro délie aspirazioni e dei voti délia scienza, degli illuminati suggerimenti e degli ammaestramenti délia giurisprur denzapotrà certamente Y Italia vantarsi delmiglior codice civile. Al quale lavoro se potrebbe ora for se malamente attende re travagliata e commossa corne è attualmente da gravi questioni politiche ed economiche, porrà essa ardita e sicura la mano quando uscita dalle miserevoli condizioni in cui Vhanno travolta e la malignità degli uomini e la contraria fortuna, potrà finolmente senza vane declamazioni, ma veramente libéra e severa riprendere il posto che le si compete fra le piu distinte nazioni deU Europa civile. Oh ! sia presto un tal giorno ! » Août 1867.