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CHAPITRE II Du sujet du Baptême

Par rapport au baptême, on appelle enfants ceux qui n'ont pas encore l'usage de la raison, et on leur assi-

LIVRE TROISIÈME — DES CHOSES 107 Ro ge mile ceux qui ont toujours été depuis l'enfance privés de la raison, quelque soit leur âge ; sont censés adultes ceux qui jouissent de l’usage de la raison ; cela suffit pour qu'on ait le désir Personnel du baptême et que, l’ayant demandé, on soit admis à le recevoir. (C. 745).

Les trois canons qui suivent traitent de cas exceptionnels qu'il importe d'expliquer aux sages femmes et aux médecins.

Un enfant né de Parents infidèles peut, même contre leur gré, être baptisé licitement s'il est en danger de mort, de telle sorte que l'on prévoit prudemment qu'il mourra avant d'atteindre l'usage de la raison.

Hors ce danger de mort, il peut être encore baptisé licitement, s'il est Pourvu à son éducation catholique, et que ses parents ou tuteurs ou au moins l'un d'eux ÿ Consente ; ou encore si ses parents, c'est-à-dire, père, mère, grands-pères et grands-mères font défaut, ou ont perdu leur droit sur l'enfant, ou ne peuvent en aucune façon l'exercer.

Ces règles s'appliquent aussi 8énéralement aux enfants nés de deux parents hérétiques ou schismatiques, ou de deux catholiques tombés dans l'apostasie ou le schisme. (C. 750.)

10 Un adulte ne doit pas être baptisé à moins qu'il le sache et le veuille ; de plus il faut l'avertir de se repentir de ses péchés.

20 En danger de mort, s'il ne peut être instruit davantage des principaux mystères de la foi, il suffit pour lui conférer le baptême qu'il marque son consentement, et qu'il promette sérieusement d'observer les préceptes de la religion chrétienne.

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30 S'il ne peut pas même demander le baptême, mais si, auparavant ou dans son étant présent il a manifesté, de quelque façon probable, l'intention de le recevoir, on doit le baptiser sous condition ; S'il revient ensuite en convalescence, et que le doute persiste, touchant la validité du baptême, on doit le baptiser de nouveau sous condition. (C. 752.)

10 Les déments et les furieux ne doivent être baptisés que s'ils sont tels depuis leur naissance ou avant d'avoir atteint l'usage de la raison.

20 S'ils ont des intervalles lucides, on en profite pour les baptiser s'ils le veulent.

30 En péril de mort imminent on les baptise si, avant de perdre la raison, ils avaient montré le désir de recevoir le baptême. (C. 754.)

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