‹ Le code de l'humanité; ou, L'humanité ramenée à la connaissance du vrai Dieu et au vériatbleChapitre 22 sur 26 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

DE L'AGIUCUtTURE.

i I . L'agriculture, premier état de l'homme , celui qui lui est le plus naturel ; car l'homme est fait pour la terre comme les autres animaux , et la vie champêtre lui est plus naturelle , plus saine, plus hygiénique , que la vie enfumée et bruyante de la cité.

5^ 1, L'agriculture n'est pas seulement l'état le plus naturel à l'homme; c'est aussi le plus digne, le plus noble, le plus saint qu'il puisse faire.

^ 3. C'est l'état le plus saint parce que c'est le plus utile , et celui par conséquent qui est le plus dans les vues de Dieu.

5^ 4« Tout le reste, à la rigueur, est du superflu, du luxe; l'homme peut s'en passer; mais il ne peut vivre sans tourmenter la terre qui lui donne sa nourriture.

^ 5. Cependant l'homme a perdu le respect qu'il devait à la terre, sa mère nourricière, et à ceux qui la rendent féconde par leurs bras.

^ 6. Il a préféré les choses agréables, ou même les choses inutiles aux choses nécessaires.

i 7. L'agriculteur et l'agriculture n'ont point obtenu ses hommages de préférence; il les a donnés aux choses superflues.

ji^ 8. On a vu dans ses temples des autels érigés aux Dieux de ses mille folies ; il n'a rien fait pour honorer l'agriculture.

i 9. Que dis-je? le laboureur est devenu, sur la terre, le plus ignoré et le plus dédaigné des hommes !

j!^ 10. C'est l'agriculteur qui est la seconde providence de l'humanité ; et c'est l'agriculteur que méprise l'humanité dans sa folie !

il^ II. L'agriculteur donne le pain à l'humanité, et l'humanité prend le pain des mains de l'agriculteur, sans lui en laisser la partie qui lui est nécessaire pour sa subsistance!

j^ i!2. Et on ôte la vie à celui qui la donne; et celui qui donne lé pain n'a pas de pain; celui qui donne le vêtement n'est pas vêtu.

il/ 1 3. Je ne vous dis pas d'estimer l'agriculture au point de déprécier, de repousser, de mépriser toutes les autres professons; je vous dis d'honorer ce qui est honorable.

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