‹ Le code de l'humanité; ou, L'humanité ramenée à la connaissance du vrai Dieu et au vériatbleChapitre 21 sur 26 · DES RELATIONS SOCIALES · texte numérisé non relu

DES RELATIONS SOCIALES

^ I. Les relations sociales , telles qu'elles existent, sont des relations d'immoralité, de fourberie, de duplicité. .

^ 2. On ne se communique point pour s'entr'aider; on se communique pour se dépouiller, se tuer, se détruire.

^, 3. I^es relations d'une hation avec une autre nation, d'un peuple avec un autre peuple ne sont établies que pour ruiner les peuples voisins.

f 4- C'est une pitoyable chose que les alliances de gouvernements, de nations, dans vos sociétés d'envieux, de jaloux, d'hypocrites.

i 5. Toujours je vous vois sur la défensive, enfants des hommes; toujours vous êtes l'arme au bras , cherchant à dévaliser quelqu'un , ou attendant quelqu'un qui vous dévalise.

^ 6. Cependant, ce ne sont point des relations de guerre que le Seigneur a établies entre vous ;

il a voulu que vous n'eussiez que des relations de frères.

j^ 7. Mais voyez donc les animaux : est-ce qu'ils se donnent ainsi le change et se trompent comme vous le faites ?

5^ 8. Avec votre politesse, votre fausse civilisation, vous avez tout perverti dans le monde. Le vrai , le naturel, le bien, n'existent plus que dans la tête du sage.

f 9. La corruption de la religion , de la morale , de la loi naturelle, et la perte de la véritable science, vous ont jetés dans le chaos.

^ ïù. Vos rapports entre vous ne sont que des déchirements continuels. Vous vous épiez les uns les autres; vous vous guettez afin de saisir le moment favorable de faire les coups que vous méditez.

J ï I. D'où vient donc que vos relations sont établies d'une manière si déplorable, et qu'il n'est guère possible, les choses restant ce qu'elles sont, de les établir autrement.

5^ 12. Je vous l'ai dît : votre société repose sur un fondement vermoulu; il faut tout reprendre, si vous voulez la refaire.

S^ i3. Il ne peut y avoir de relations franchement fraternelles et amicales entre les hommes , tant que leurs intérêts pourront être opposés.

^ 14. Parlez de dévouement tant qu'il vous plaira; exaltez la générosité , le désintéressement ; vous ne ferez que du charlatanisme et des charlatans^, et, je dis plus, vous ne serez qu'un charlatan vous-même^

mon frère, tant que celui-ci ne pourra être riche sans que cet autre meure de faim.

y i5. L'homme n'est pas obligé de se tuer pour ses frères; il est obligé de partager la vie avec eux.

ji^ 16. Il y a place pour tous au banquet du père de famille; si vous m'y admettez, selon la loi de Dieu , nous vivrons en paix, et nos relations seront ce qu'elles doivent être : si vous m'en repoussez, nous nous battrons, et voilà la guerre.

ii^ 17. Il ne faut pas me dire que la fiaix perpétuelle est impossible, que c'est un rêve de fou, et qu'il faudra toujours se battre pour avoir sa fiart de terre.

^ 1 8. Il ne faut pas me dire que les relations sociales ne peuvent exister autrement qu'elles ne sont.

^ 19. La science sociale qui vous manque aujourd'hui vous empêche de voir autrement que vous ne faites.'

^ 20. Vous ne connaissiez pas bien la ti^rre; vou^ l'avez mal arpentée; Timmensité de» momies vouh était inconnue ; vous avez cru que la terre vous manquerait, et vous avez pris chez votre frère parce que vous craigniez la faim.

y 2 1 . Mais la science qui voun a a[)pris â mesurer l'immensité des cieux , vous a appris aussi que le» mondes étaient multipliés comme les grains de sable de la mer, et que celui qui avait fait tous ca'm mondes et qui les nourrissait pouvait aussi vous donner

la pâture.

jlf 22. Et maintenant il y a place parmi vous |k>ui

l'Hébreu comme pour le Grec ; vous ne devez donc plus communiquer avec un peuple et être en guerre avec les autres; vos relations doivent s'étendre à tous parce que tous sont vos frères , et qu'il y a de la terre pour tous.

S^ a3. Votre père céleste donne la nourriture aux petits oiseaux y aux petits poissons de la mer comme aux grands ; pourquoi donc le plus grand , le plus fort parmi vous , ne communiquerait-il avec le plus faible que pour l'écraser ?

^ a4- Que chacun de vous prenne donc sur la terre la place qu'il a droit d'y occuper et qui lui est nécessaire ; je le veux , dit le Seigneur ; ma volonté , c'est la loi y et ma loi , c'est la justice.

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