ICTÈRES CHEZ LE CHEVAL ET LE CHIEN
5 Il est tout naturel que le foie, ce grand régulateur des fonctions digestives, étant lésé, il se produise
de nombreuses variations humorales dans l’organis-
me. DARRASPEN et FLORIO constatent, en effet, chez ies chévaux présentant-un œil intestinal, de l’hyperpolypeptidémie, de l’hyperglycémie et, enfin, de Phyperbilirubinémie. MEYMANDY, dans sa thèse inaugurale, parle d’hyperchlorémie, d’hyperazotémie et d’hyperpolypeptidémie dans la piroplasmose du chien. Rossi fait les mêmes constatations dans la piroplasmose du cheval.
GLANDES ENDOCRINES
Les rapports de la chlorémie avec le fonctionnement de diverses glandes endocrines ont surtout été cnvisagés en médecine humaine. Nous allons, très succinctement d’ailleurs, voir ces rapports avec lhypophyse, la thyroïde et les surrénales.
1) Hypophyse
Mie GERSCHMAN montre, en 1921, que la chlorémie des chiens hypophysoprives est très légèrement
abaissée.. Examinant à leur tour : taux ue chine | mie chez six chiens hypophysoprives, Houssay et Mazzocco en arrivent aux mêmes conclusions.
Ces faits sont encore confirmés en 1931 par Mazzocco et enfin en 1934 et 1935. par Ma- :
RENZi et M'° GERSCHMAN en appliquant des métho-
des de dosage plus récentes : six chiens hypophy- sectomisés depuis un laps de temps allant de 12 à 297 jours et soumis au régime carné ‘ont été comparés quant à leur chlorémie avec des chiens témoins. En moyenne, le, chlore plasmatique est de 3 gr. 828 chez les opérés, contre 3 gr. 907 chez les. normaux. Nous pouvons, cependant, ajouter que. cette différence de 1,7 % n’est pas du tout significative. Donc, l’hypophysectomie n’amène pas de modifications sensibles de la chlorémie. .
2T hyroïd e
Hyperthyroïdisme Dr — Les tésaltats donnés par les divers auteurs sont éntdicteees
Pour PARHON et DEREVIC, Je traitement thyroidien provoque l’hyperchlorémie chez l'animal. De même, l'injection d’extrait thyroïdien à doses croissantes chez l’animal a donné les résultats suivants
à DECOURT et GUILLAUMN : les chlores globulaire et plasmatique se sont élevés très légèrement et le. rapport est passé de 0,51 à 0,52. Si l’on poursuit les injections, on voit les deux chlores s’abaisser nettement (10 à 15 %) tandis que le rapport passe à 0,58. :, 41.2 FN
Par contre, des résultats inverses de ceux des quatre auteurs précédents sont obtenus par CoELHo et OLIVERA après injection de 2 à 4 em° de thyroxine Schering à des sujets à jeun. Les chlores plas-
Varie Fe
| matique et Hobniaire sont dosés avant et 30 minu-
. Les après l'injection. Dans six cas sur huit le ch'ore a baissé, soit seul, soit en même temps que lé chloré
plasmatique et le rapport fut diminué. Nous voyons
. donc par là qu'il est très difficile de tirer une con- clusion nette de ces ru ltAIS contradictoires.
AA OL 3) Surrénales RTE | ER à
De- ice buteurs, parmi lesquels LϾs, AT-
CHELY, BENEDICT et ZELAND, Harrop SOFrrEr el
WEINSTEN, ont montré que la surrénalectomie est
ns facteur. d’hypoch' orémie et d'hyponatrémie chez l’animal, tandis que la kaliémie augmente. Puis,
ZNEMER et SULLIVAN, MaARANON, COLLAZO et JIMENA observent, les premiers, chez le chat surrénalecto- ‘misé, que administration de CI Na tend à ramener là: chlorémie vers la normale. Cependant, le relévement de la chlorémie ainsi obtenu n’entraîne pas
une amélioration-de l’état du malade et, d’autre part
l'hormone cortico-surrénale a peu d’action sur le chlore sanguin. BAUMANX et KURLAND ont attribué É hypochlorémie à al hyperkaliémie en s'appuyant sur le fait que, chez animal surrénalectomisé, linsti-
tution d'un régime pauvre en K empêche l’hypo-
chlorémie et prolonge la survie, alors qu'il en va inversement avec un régime riche en K. Nous pouvons donc dire :
1° Que les ariotions de CI, Na et K sont incons- .
| * Que les variations les its enr et les + appréciables sont celles de CI et de Na;
3° Que les variations de K sont, par contre, moins
constantes et que cet élément ne joue probablement pas le rôle tue certains auteurs avaient voulu
lui attribuer. ù DIRE