AS ES
. ble (VipaL), de né (BLUM), ne ae sb eux, :
que la manifestation d'une « azotémie par manque
AS de sel », ou mieux, pour reprendre lexpression de BRION, d’une azotémie par déchloruration.
WHIPPLE, HADEN et ORR en Amérique, GOSSET,
Léon BINET, Copounis, PETIT-DUTAILLIS, DEXÈS, René FABRE en France, ont étudié, à titre expérimental, les acclusions intestinales provoquées chez le chien. Ils”
ont montré que ces occlusions s’accompagnent d’une
-. diminution du chlore plasmatique, d’une augmentation de l’urée et d’une augmentation de la réserve 4 ‘caline. DARRASPEN et ses élèves, SAINT-MARTIN, DES- ; TOURS, PANTALÉON et FLorio ont essayé, les premiers, de vérifier existence de ce syndrome humoral, dans ies cas d’occlusion spontanée. A: son tour, FLORIO. A trouve un syndrome humoral indiscutable dans les
coli iques par obstruction chez le cheval. Cet auteur constate toujours une hypochlorémie, une azotémie
- compensatrice et une diminution de la-réserve alca-
line.
NÉPHRITES
AA diviserons cet exposé en deux parties”: lune consacrée à l'étude de là rétention chlorée, l’autre : à celle de l’acidose.
Rétention chlorée
En règlé générale, la néphrite chronique du chien
entraîne une rétention d'ions C1 qui se fixent de fa-
con élective sur les éléments figurés du sang, alors
+ que son taux n’est pas modifié dans le sérum, ce
qui ne concorde pas avec les constatations faites
- chez Fhomme par Vipaz, AMBARD et WEIL qui ont
ee
. —— 40 — É vu le taux des chlorures dé sérum sanguin s 'élever. FO HORAIRES FRAME Le: rapport = res" qu normalement, oscille.
CI sérum ,
autour de 0,65, augmente constamment, il tend à se rapprocher de l'unité, pour la dépasser même lar-
gement dans certains cas. |
3 : CI Abuse, | Chez l’homme, le rapport ——— évalué ET plasmatique
par AMBARD et SCHMID à 0, 50 lorsqu'il s’agit d’un su-
jet sain, a été étudié aussi dans les néphrites et
.BLUM a vu ce rapport s’accroître puisqu'il avait tendance à devenir égal à 1. Que ce soit chez l’homme ou chez le chien, la répartition du chlore dans le
sang présente donc des modifications évidentes. Les
examens de laboratoirg porteront donc sur le sang. Dans lazotémie rénale, ‘il ya rétention chlorée chloropexie: Dans l’azotémie par manque de sel, il
y a, au contraire, chloropénie. Comment différen-
cier ces deux états ? Le problème paraît simple, mais en réalité il est fort complexe. Si la recherche de Ja -Chlorémie est facile, linterprétation des résultats ne présente pas la même simplicité. Si l'hyperchlorémie permet de répondre immédiatement en affirmant la chloropexie tissulaire, l’'hypochlorémie, par contre, ne donne pas d’indication immédiate, elle
peut, en effet, coïncider avec une rétention de chlo-.
re au niveau des tissus. On constate, en effet, dans certains Cas graves de néphrite avec rétention chlorée, un abaissement de la chlorémie, le chlore sanguin ayant émigré vers les différents organes. Dans
ces cas, l’hypochlorémie ne traduit pas un appau-
| vriss ment de Vorganisme en. chlore. nl | faut. due 2 adjoindre à à la recherche de la chlorémie, une autre & ‘épreuve de laboratoire : F la recherche de la réserve ; . -alcaline. :
RACE nine
ns psédéons maintenant les al de la chlo-.
$ rémie -selon les. aspects cliniques de la rétention Æ ae chlorée sèche. Ja été remarqué que, chez lui aussi, Se te dans lés néphrites sèches, lacidose pourrait S ’expli- ; quer par une fixation, par les tissus, substance ner- ; 5 veuse surtout, d’un excès DÉC AAC GR RAT ee “ - Chez le. chien, les néphrites chroniques ne sont 5 A jamais hydopigènes et rappellent, par leurs: simili- … tudes- cliniques et physio-pathologiques, les rétentions chlorurées sèches de l’homme. C’est pourquoi, e Bmox. à admis l'hypothèse d’une chloro-acidose, et, re - pour la confirmer, il importait alors de savoir s'il : Y. avait. “bien rétention de Cl en excès sur le Na, a re omme BLum l'avait prétendu pour les rétentions FMAE .. chlorurées sèches de l’homme.
En médecine humaine, BLUM et DELAVILLE effectuèrent des dosages de Cl et de Na dans le sang de néphrétiques; ils mirent ainsi en évidence une surcharge de CI ét un manque de Na. Ils montrèrent à par la suite qu’il existe une chloropexie tissulaire et ÊLE de 16 que, dans lPurémie, le CI se fixe sur les globules 7. rouges: les centres nerveux, etc.
pe BLum et Van CAULAERT, étudiant les rétentions chlorurées sèches, tentent d'expliquer leur mécanisme : le rein ne pouvant plus é'iminer les acides, et rétenir les bases, l’hyperchlorémie va s'opposer à Fhyponatrémie. Cette: hyperchlorémie, variable d'ailleurs avec la teneur en sel du régime et la lé- = sion rénale, ne traduirait pas une imperméabilité
absolue en C4, car il y. a une certaine élimi tiol iente par polyurie, mais cette rétention expliquerait SUR Fétat grave que peut déterminer l'imprégnation des : . : Üssus, et plus spécialement des cellules” nerveuses, x | par le chlore. L’hyponatrémie, ‘d'autre part” marquerait l'incapacité. du rein à retenr. le Na. et ce. tr rouble fondamental empêcherait toute lutte contre” l'acidification. D’après ces auteurs, les néphrites : sèches seraient donc la conséquence d’une augmenta- RTE | lion du taux, du CI, et. d’une diminution de celui ME AE Na, tandis que les néphrites hydropigènes ne LÉ raient d’une prédominance du Na sur le Cr
re est là toute la théorie de BLUM. Elle est fort sé. ce = du:sante, mais elle n'a pas toujours été. vérifiée. | Pourquoi donc ne pas supposer, d t MOXPERT, que, dans. les néphrites chroniques du chien, l'absence d’æœdèmes est due à une hyponatrémie et que la ré- {entien de l’ion CI témoignerait d’une chloro- acidose 5 . concordant avec ce manque d’ hydration apparente?
De plus, dans les néphrites se terminant par une guérison, l’urée et le ch'ore subissent des modifications importantes; les taux de ces deux constituants du sang, de même que celui du cholestérol, s’élèvent parallèlement pendant la période d’état de l’affection; ils baissent ensuite dès que s’atténuent les signes cliniques, et reviennent normaux à la guérison. Par contre, DARRASPEN et FLORIO ont constaté que, dans les cas. graves évoluant vers la mort, l’'hy- càf pocholestérolémie s’installe et progresse sans cesse, | l'azotémie et la’ chlorémie croissent pour atteindre des chiffres très élevés lorsque la période agonique | dure plusieurs jours. Autant la cholestérolémie.est faible, autant sont élevés l’azotémie et la chlorémie.