PREMIÈRE PARTIE
Ce que je vous dis là ne sont pas de vains songes ;
Ah ! les choses du ciel ne sont pas des mensonges...
Ç’a très-bien pu se faire ; on vit bien autrefois Même chose arriver aux fils de saint François.
Lisez les Fioretti, qui sont bien, à vrai dire,
Le livre le plus beau qu'un homme puisse lire ;
Croyez tout ce qu'il dit avec simplicité ;
Le mensonge n'a pas cet air de vérité.
Au récit d'actions vraiment surnaturelles ,
L'âme simple le suit et s'envole avec elles...
Théodore t, et après lui l'illustre évêque de Meaux, n'ont pas craint de signaler la révolte de l'orgueil humain au récit des opérations miraculeuses de la grâce , comme une souveraine inintelligence de l'ordre spirituel.
Nous n'avons pas le secret des faveurs que Dieu communique aujourd'hui aux âmes dévouées ; mais à celui qui s'étonnerait de ne pas remarquer dans notre siècle ces grâces extraordinaires dont le Ciel se montra jadis si prodigue, nous dirions avec sainte Catherine de Bologne : « Si de nos jours il se rencontrait une Madeleine plus aimante que celle de l'Évangile, Dieu l'aimerait aussi davantage et la comblerait de faveurs encore plus signalées; s'il existait un François plus compatissant à ses douleurs que le grand François d'Assise, il recevrait assurément de ce bon Maître des grâces encore plus privilégiées; et s'il y avait parmi nous une âme plus dévouée que sainte Claire, Dieu ferait pour elle des merveilles supérieures à celles dont cette sainte mère fut favorisée. »
Nota. — 1. On peut se servir, pour une neuvaine au sacré cœur, des neuf chapitres qui composent ce livre troisième.
2. Ces neuf chapitres se divisent chacun en neuf paragraphes ; chacun d'eux peut ainsi fournir la matière d'une petite neuvaine.
S. Si on désire honorer le cœur de Jésus d'un culte perpétuel, on pourra faire avec ces neuf chapitres une série non interrompue de neuvaines.