LE CŒUR NOUVEAU
Predosa, Cbriste, Tincla, que» pectas Demi Arctias iihsret pectori vindum tuo.
(Baommit, 8. J.t Tragédie.)
La vénérable Marie-Victoire Angélique, du tiers-ordre des Servîtes, se plaignait un jour à Dieu de ce que son cœur était encore sensible aux affections de la terre, et elle en ressentait
LÊ CCEUR DE JÉSUS.
tant de douleurs que ses larmes coulaient avec abondance. Ravie en extase, elle aperçut devant elle Notre-Seigneur et sa sainte Mère : «Console-toi, ma fille, lui dit la reine des cieux, sèche tes larmes ; désormais ne t’abandonne pas à la tristesse, mais regarde mon cœur et souviens-toi que ton nom s’y trouve gravé; cette douce pensée est bien capable de soutenir ta faiblesse. » Jésus-Christ lui parla à son tour et lui dit : « Donne-moi ton cœur, ma fille, fais-moi présent de ton cœur! — Ah! mon Jésus, répondit Angélique, je voudrais pouvoir le tirer de ma poitrine pour vous le donner. Il est à vous, prenez-le comme une chose qui vous appartient. » En disant ces mots, elle tomba en défaillance comme si elle allait mourir; il lui sembla que le divin Maître lui avait ouvert le côté et en avait tiré son cœur. Quatre jours après, Notre-Seigneur lui apparut dans un nouveau ravissement, et J’avais pris ton cœur, lui dit-il, je viens te le rendre; mais sache que c’est un cœur nouveau, un cœur pur et ardent, en un mot, un cœur formé de la main de Dièu même. » ( Vie de la Vénérable . )
Parce, precor, rapit en pietas inspecta, snpremam Quœ majestatem non sinit, ut verear.
Brachia distendit, vultum déclinât, apertum Per latos ostendit se cor amore Dei.
Frigidus, ingratüs, meus esset amor, per amorem Si talem minime flexus amaret eum...
Os dare quid réfugia ? cur non in amore liquescens, Tpta fluis?...
(J, Gaaeoft.)