‹ Le cœur de Jésus; ascétisme et littératureChapitre 243 sur 306 · SAINT GRÉGOIRE DE NAZIANZE · texte numérisé non relu

SAINT GRÉGOIRE DE NAZIANZE

Saint Grégoire de Nazianze fut l’orateur le plus éloquent et le plus suave poète de ce ive siècle, si fécond en génies du premier ordre. Rufin , qui a doté l’Église latine des trésors littéraires du saint docteur, ne peut contenir les transports de son enthousiasme à la vue de la pureté , de la noblesse , de l’amabilité , de la véhémence , de la richesse et de l’universalité de son talent. Ses poésies sont fort nombreuses. Quelques-unes forent composées sous le règne de Julien, lorsque ce prince impie, inventant contre le christianisme un nouveau genre de persécution qui n’a été que trop imité dans notre siècle, monopolisa l'enseignement public entre les mains de philosophes éclectiques et de pédagogues païens. Les poésies de saint Grégoire de Nazianze, si remarquables par la politesse du style, le pathétique des mouvements et les charmes d’une brillante imagination, unissent parfois la douceur et le naturel du vers homérique au grandiose incomparable de l’inspiration chrétienne. — La critique y désirerait pourtant plus de sobriété dans l’usage des ornements littéraires.

Nous avons extrait quelques vers d’un de ses grands poèmes, où il exalte la dignité et le bonheur de la virginité.

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