SYNÉSIUS
Évêque de Ptolémaïs.
Il nous reste de ce grand poète chrétien des hymnes dont MM. Grégoire et Collombet ont enrichi la littérature française par une traduction qui leur a valu les suffrages de tous hommes de goût. La poésie de Synésius se fait
SECONDE PARTIE
remarquer par l’élégance et la noblesse du style, par l’élévation , le tour spirituel et souvent la hardiesse de la pensée. Il a introduit dans la poésie grecque des rhythmes nouveaux qu’il a employés avec beaucoup de bonheur. On lui reproche avec raison quelques ides néoplatoniciennes.
En reproduisant la belle traduction de M. Collombet, nous voulons rendre un hommage de cœur à ce jeune savant qui nous avait honoré de quelques relations amicales , et qu’une fin prématurée a trop tôt ravi aux lettres chrétiennes.