LE PÈRE DENIS PETAD
De la compagnie de Jésus.
Ce religieux, que Muratori appelle le restaurateur de la théologie dogmatique, s’est acquis une grande renommée dans la poésie grecque par sa paraphrase de tous les Psaumes de David , à laquelle il ne consacrait néanmoins que quelques heures de loisir. Son vers , d’une élégance attique, révèle l’étude la plus approfondie et la plus heureuse imitation des classiques grecs. La littérature est redevable au P . Petau de plusieurs autres compositions grecques , parmi lesquelles nous devons citer l’éloge du pape Urbain VIII , et le grand poème qu’il consacra & la louange de sainte Geneviève , dont la puissante intercession lui avait obtenu de Dieu une gr✠signalée. (Voyez Augustin et Aloïs de Backer , Bibliothèque des écrivains de la compagnie de Jésus, ln série.) — Nous choisissons la paraphrase du psaume 83 comme la plus en rapport avec le but de notre ouvrage. Elle est d’ailleurs une des plus remarquables au point de vue littéraire.
KAHMEN2 AAE3ANAPIN02 (vers 217).
^TfiLVOÇ TOU (JWTTjpOÇ XpiOTOU.
2r^[xtov TctoXoiv dtôatov, ÜTEpov ôpviôwv à'rcXa vtov , Oïaç vyi7t(cov àrpsx^ç , Iïot^v àpvSv (JaatXixGv Toùç <TOUç àcpgXjEtç naTSaç vjyetpov ,
Aivsîv aYiwç ,
*Y|A veîv aSoXwç ’Axàxoïç cTO(xaciv HatSojv *?iY7jT0pa XptaT^v.
BaatXeu ayto^v,
Aoys 'JiavSapt.aTojp IlaTpbç 6<|/forou,
2o<ptaç icpuTOtve ,
SxTQpiYpia tcovwv Aiwvo^otpèç,
Bporlaç y evcatç
XwT£p, IyJŒOÏÏ nOlJXYjV , àpOTTQp ,
OïaÇ , ffropuov,
ÜTCpiv, oùpctvtov IlavaYOuç tto(jxv7)ç,
CAXl£U pi£p($7ÜOiV Twv <yc*>Çoptivwv IIsXaYOuç xotxiaç,
rX0uç aYvo^
Kujxaroç £^0p°u TXuxep^ Çw9j ôeXeûcÇwv* cHyou TtpoêaTwv Aoyixwv, iroijx*})v,
Ayis, ■fjY0” , ,
BaotXfiu, iwcfôcov àveicamov.
‘'I^via XpiciTOu oupavfoc.
Aoyoç àevvaoç ,
Aiwv àirXeTOç,
SEGÔND8 PARUE,
CLÉMENT l>’ALEXANDltIE.
Hymne au Christ sauveur»
0 toi qui sers de frein au coursier encore indompté , aile de l’oiseau attaché aux lieux qui l’ont yu naiître, pilote de l’enfance, pasteur des agneaux du grand Roi, rassemble tes candides enfants, et que de leurs lèvres innocentes partent des hymnes et de saintes louanges au Christ, le guide de la jeunesse.
Roi des saints, Verbe qui fais tout plier sous tes lois, suprême ordonnateur des conseils de la sagesse du Père, notre soutien dans les travaux, toi dont l’âge est l’éternité, sauveur du genre humain , Jésus, pasteur, jardinier, pilote, frein, aile divine sur laquelle s’élève vers les cieux la sainte phalange des élus ;
Pécheur des prédestinés, toi qui» pour retirer de l’océan fangeux du vice ceux que tu veux sauver, leur présente l’appas d’une vie toute céleste, guide tes brebis spirituelles, ô saint Pasteur; guide, ôRoi, tes chastes enfants.
4><0ç atStov ,
’EXéoüÇ 7T/)Y7J PeXT^ip ap£T7jç*
HefJLV^J (JlOT^j
0ebv ufxvouvTwv XplffT^ ItJOOU.
TaXa ou paviov,
Maarwv yXuxepwv NufjLcpr,ç /apixojv,
'ZoyictÇ T7)ç 07) ç,
’ExôXtêofixvov*
Ot V7]7Tia/0t
’AtocXoTç orofxaatv ’AxtTaXXofxevot,
07]Xy)Ç XoytXTJÇ IIV£U|JUXTt SpOOCpw
’Eu/rciicXaptEvot Atvouç acpEeXetç,
*Y[AVOU; arpEXEt;
BaotXEt XpioTw,
Mtoôoù; &<7tOUç
Zw9)ç $t$a y5jç,
MeX7TÜ)(XEV ôjXOU*
MÉXTcwpLEv a7rXcoç IIai$à xparepov Xopo; EÎpvîVT);,
01 XptoToyovoc ,
Aao; otocpptov ,
UràXwpLEv ôfxou 0eiv eip^vTjç.
rPETOPIOS NAZIANZEN02 (328-329).
’ExXixtov fxo*.
*û< irfOoç it$ ty ïwv, Xptorou irXfov ïhtim * *0< itoôlst TcoôlovTa , xal lioop&ma Sfôopxtv , Elaop&ma Wîopxe, xal avttdtit «pôflrtdvTti *Ooaov rt; itoôlet xal ôipxetat , tfaaov &ra>x*v, T&frôv Xal xoô/ci* xuxXoç IveXtacrétat lo9X^.
T*v |xiv iyw TwO/ovoa, Xfaov 6(ov , oOSJ îuvàgôrjv
SECONDE PARTIE. 393
Les vestiges sacrés du Christ sont la voie du ciel , ô Verbe indéfectible, vie sans fin, lumière éternelle, fontaine de miséricorde, source féconde de vertu, gloire et vie des ado* rateurs du vrai Dieu , Jésus-Christ !
Abreuvés du lait divin de la Sagesse, cette mère des grâces qui a fait goûter à nos lèvres enfantines la rosée de l’esprit, enivrés des ineffables douceurs que nous puisons à longs traits au sein de la Vérité, chantons, dans les transports d’un cœur ingénu et sincère, des hymnes au Christ, notre Roi.
Chantons les récompenses qu’il réserve à la vie conforme à sa doctrine; chantons l’Enfant tout-puissant. Chœur pacifique, rejeton du Christ, peuple digne de lui, chantons ensemble le Dieu de la paix.
SAtNT GRÉGOIRE DE NAZIANZE.
(Extrait d’un poime à la louange do la virginité.)
L'amour unit plus intimement les cœurs purs au Christ immortel qui rend amour pour amour, regard pour regard, et qui marche au-devant du cœur tendre qui vient & lui. .
Plus on aime ce Dieu, et moins on se lasse de le contempler. Plus on le contemple, et plus aussi, par un retour ineffable, on sent redoubler son ardeur pour lut.
C’est pour son amour que j’ai fûi le monde et ses délices.
LS flCEtJR m JÉSÜS.
*Ôfinoc ftaXetv érépow yXuxfcç M fxt îc(T(x^ ipuxsi K<*XX*OÇ 8 |4fU cppivac i^TOVTQdt
Aepxo|xév7|ç, etc’ i|xol Se TtvàÇofTO TcapupçvowvTa Ilup<jov, 5Xt)v xocXt^v te xal atyX^Eacav lôiqxe. Mouvoç yap te ttoôwv xal xdcXXeoç aTcav d^tpci
'E? épaTOü TCOÔEOVTf ô s9 #XêlOç, S(TTlç ISeXTO.
,,.IIeptTpo(iiôuffa , içXiov Xpurroto êsApçYfiQU.
Qùx oîvo, 'JZOÔéld.fp xal ià$lQ(t)M 7Ç£p lj^7W XptCTTOV IpLOV, TTO0OV àyV^V ; 8ç £|A7Ce§OÇ l<JTl 7fOÔÊUfftV* *Oç xtç S’a3 ^axéoiv Xeucntei Ttpoç x£~Pa ®eo^°?
Ou ^aTseiv Soxéojv, xaipou 7roôov aTv|;a XéXontEV. Eîyip Ô?<7T£U<JEIS, TE^V CppIvOt XptOTOÇ #V(O0EV
Kai jAÊddtTYjv TpojffEiev àvavjyu^ovrt (kXIpivc.), ’Ajx^'^TÉpouç xey IjpwTaç iTïOTrTeouug’ixaTEpô^v, TvoCriç xevxpov avaxTOç ?<j<jov yXuxepcoTEp^v lort.
2YNE2Ï02 (vers 400).
e'ï>vo<;.
Y|iyC|XEV xovpov yUfAÇO* Nupupaç ou vu(A(pfuôfi^aç *Av$p5v jAOipataiç xo&eatç* ^Af^rjTOt iwtTpoç fîouXal yE<J7tfiipav Xpt<xrou yhwv,
A OEfAva vupwpaç àîlç
SECONDE PARTIE
Et aurais-je pu toimier mes regards sur un autre objet, moi , Theureux esclave de cette beauté qui m'a ravi , et dont la vue, en me frappant d'admiration, a fait jaillir du fond de mon âme une splendeur qui l'a rendue si belle et si pure?
L'amour du Christ peut seul communiquer au cœur aimant un reflet de cette beauté, unique objet de sa flamme. Heureux l'homme qui jouit de ce don î...
Lorsque j'entends gronder la tempête, je m'attache plus étroitement au Christ; et quand la fortune me sourit, mon cœur lui apporte le tribut d'un amour non moins empressé , car le Christ se tient sans, cesse autour de ceux qui l'aiment.
L'indigent, quel qu'il soit, lève-t-il vers sa main bienfaisante un regard suppliant, soudain sa pauvreté s'évanouit, et son âme se dégage de toute attache aux biens périssables.
Ah ! si du haut de son trône le Christ peroe ton âme d'un trait de sa douceur, compare alors le céleste amour avec l'amour terrestre, et tu comprendras combien plus délicieuse est la blessure qu'a laissé dans ton cœur le dard lancé par le roi des cieux !
STNÉSIÏTS.
Hymne.
Chantons le Fils de l'Épouse, de l'Épouse qui n'a pas connu les liens d'un hyménée mortel; les conseils ineffables du Père ont présidé à la naissance du Christ, et les flancs sacrés d'une Vierge ont enfanté , sous la forme d'un homme , Celui qui est venu communiquer aux mortels la source de la véritable lumière.
’Avôptircou ÇYjvev (xopçpiv, dOç ©VOCTOwTv TCOp6(MUT&Ç rHX6ev cporraç Trayai'ou.
A 8’a^T<5ç aeu (SXàara Auovtov oTôev £(Çoev.
Aôt bç çSç eî TiaYatov , SuXXd£f/.^a<j’ àx-rlç 7rarpl, 'Pifëaç $’àp<pev*(av SXav , Wu/at; IXXdtfJwrctç iyvottç.
Autoç fxèv xArçxou XTfarocç, KXeivcov ocpoctpcoTàç acrrpcov KivTpcov yocfaç piÇorràç, Autcx; S’dîvGpoWwv <ywx^p.
Sol ptlv Ttxiv lirxeuet, ’Houç àcr&orroç itotyi,
Sol $*à Tocupoma fx^va Tiv vuxtwv «p<pvav Xvti, Sol xal t(xtovt<xc x«p7rol, Sol xal {&JXOYTOU 7Co(|XV0U, Ex e8ç ijSp^rou rcaySf Zitèwpov népnuw otfyXotv, Iltxfvstc xdcptav f «pootfe* Ex tôv pXc^OTYiacv x^Xffwi Kocl <pâç xal votlç xal Tàv alv oïxtstpov xoiJpav
SECONDE PARTIE
Ta naissance ineffable, ô Christ! a devancé l’origine des siècles; tu es la lumière primitive , le rayon qui brille avec le Père; dissipant les ténèbres d’ici-bas, tu éclaires les Ames saintes.
C’est toi qui as créé le monde, qui as arrondi les astres éclatants, qui as affermi le centre de la terre. Tu es le Sauveur des hommes; c’est pour toi que le soleil, source éternelle du jour, s’avance sur son char; pour toi que la lune au front paré de cornes d’argent dissipe l’ombre des nues; pour toi que mûrissent les fruits; pour toi que paissent les troupeaux; c’est toi qui, de tes ineffables trésors, faisant jaillir une splendeur vivifiante, fécondes les contrées du monde ; c’est de ton sein que sont sorties brillantes, et la lumière, et l’intelligence, et l’Ame.
Prends pitié de ta fille , que retiennent captive des membres mortels , et qui gémit dans l’espace borné de la vie.
LS CCBUft PB JÉStJg.
Tufoiç etpx^8‘<,av ôvaT0^î Moipaç Ô’uXaiou; fj^Tpot;.
Nouccov IxatoÇoiç Xcoëaç 5Acx7)6î) àXxàv.
Neuffov [xèv [xuÔotç xetôà Neucrov S’Ipyotciv xuSoç, ’Ap^a^K rcpE^at <pdt[xaiç Taç Kupàvaç xal 2-ïtapTaç.
Àuiraiç tfAa titctoç tyvyk Ilpaeîav Çco&v tfXxot, 0p&7CT8ipav , ôiffdàç yMv<x« ’Eç cbv <peYY°Ç TEÉvoiaa,
‘'üç 15 uXaç <potêa6etç
\A<JTp£7CTOUÇ Ot(JLOUÇ <J7T£U(JW,
OôfoXtç y^^Ç poxôwv, Mixtôjvat itùtyôf, Tofav à^potvTOV Çcoiv Tco (Tco xpaivoiç cpoppuxTTj, Eux’àv aoi axeXXojv |xoX7càv.
T&v oàv xuSaivcov (MÇav, M^xtcrrov naTpoç xuSoç,
Kal xàv cuvôtoxov tcvoi&v, Mfidaav pi'Çaç xal (iXacrcaç, Kal irarpiç [A&rcwv dlXxitv, Totç cote Cfi-vocç Af/.itatfù>
SECONDE PARTIE. 309
Préserve des atteintes de la maladie nos membres sains et vigoureux. Donne à nos discours la persuasion ; donne de la gloire à nos actions, pour que nous brillions de l’ancien éclat de Cyrène et de Sparte.
Que mon âme , exempte de douleurs, coule des jours tranquilles , des jours fortunés , et qu’elle ne cesse de contempler ta splendeur, afin qüe , dégagé de la matière, je marche d’un pas ferme en ma route , sans regarder derrière moi , fuyant les soucis de ce monde, pour aller me confondre dans la source de l’âme.
Donne à ton poète une vie ainsi exempte de souillures, à moi qui, faisant monter mes chants vers toi; qui, célébrant ton origine, éternelle gloire du Père, et l'Esprit-Saint qui partage le même trône, entre la racine et le germe; à moi qui, redisant la puissance du Père, charme les nobles pensées de mon âme par les hymnes que je t’adresse. Salut, ô source
KXetvàv coScvoc <{/uyaç.
Xatpo;, 5 tccuSo; irayà, Xaipot;, co 7raTpoç fxop<pa.
Xatpoiç, co Trat§o; xpY)7rlç, Xatpotç, 5 Ttarpoç <rfYiy(ç, Xat'poiç, 5 nouSbç xaproç, Xatpotç, S TwtTpoç xdtXXoç* Xa(poiç àxpavroç itvoti, KlvTpov xoupou xal 7uaTpoç.
Tàv [x ot 7re|X7cotç aùv 7caxpl yAo$oi<rav T«p<Tobç,
KpavT£tpav ôe(cov 8copcov.
AI0NT2I02 ÏÏETAT (1583-1652).
Ilapàçpaaiç tou ^aX|xoü II1V.
flç Xitiv tparetvà, 0eoç, ae'ôtv J art piXaOpx*
Ôpyajxt vYjptôptMv oTpaTiwv. H aejxvà 0io%o Toîi woytwv xparéovToç àvaxTOpa xïipo'ôi wap-wav Vvxh IptYi woôéei, àXuouaà te , tyixo|mvyj te. frrop Jfxbv xal oàpxE; éptou xaTa v6xra xal i|*ap Aôavotxûx; Çwovti 0em fret xu^wuvto.
Ôtoi yap xal GTpouôoç ol apjxEvov tüpaTO £»fxx' Kac irou aujA^ope'outfa Tpuywv xaTÉim^E xaXwjv* Miimp JvOa irsp ou$a çtXouç xaTs'OmxE veoggo iç. Aùràp iyw tcot' <jeeo ^ugn^êos (%ofOL êwp.olç I<|asvo{ arpaTtSw jiiya xoCpavE , xpEÎov i|AEÎo
SECONDE PARTIE. M
du Fils; salut, ô ressemblance du Père; salut, ô demeure du Fils; salut, ô image du Père; salut, ô puissance du Fils; salut, o beauté du Père; salut, toi encore, Souffle pur, centre du Fils et du Père.
Get esprit, ô Fils, envoie-le-moi avec le Père, afin que, rafraîchissant les ailes de mon àme, il me comble de présents divins.
DENIS PETAÜ.
Paraphrase du psaume LXXXlU.
Que tes parvis sont ravissants, mon Dieu, Roi aux innoni* brables légions !
Auguste sanctuaire du Dominateur de l’univers , c'est vers vous que soupire mon âme inquiète et languissante de désirs !
Mon cœur et ma chair se glorifient et tressaillent sans cesse dans le Dieu de l'immortalité.
Le passereau a su trouver un asile qui suffit à ses besoins ; sous le feuillage de quelque bois , la tourterelle suspend son nid où, devenue mère , elle dépose sa tendre couvée.
Pour moi, Dieu des armées, ô mon Seigneur, ô mon Dieu ,
LE CUEtk DE JÉSUS.
Kai 0eb;‘ o 6x irepwôt XtXatouai Gtxta ôsdôat OXêtot ev p.e'yapotdi têgï; , àva , vateTaovTe;’
Évôx -ïrsp et; àtÜivà d’a7rstpiTGV up.viîdoudt. Tptdp-axap , « xP?£GVTl atya irape'dTr,;.
Outo; <^7j êa8p.rx£bv àvxvcôev 3v xaxà Ôuaov A*pcei evi xXauôp.oïo, t'ov et ^isra^aTG ^ûpov.
Kai ^àp iireuyr^w a<ptatv aa7T£TGv oXêbv oirâaaet 0iop.o<popoç* xat ttote xpeiTTGva vwXepiç aui Et; ^uvapttv aTCEuaouat* ôewv 0*è; lart çaavftii, îepû» èv TTToXte'ôpw éudTSçàvoto ïiwvgç Kotpave iravdTp!XTt7iç p-e^euv 0eb; oupavioto*
KXuôt lp.eïo Xtrwv , xat iTr’eupLevri ouara êàXXe.
Ôv p.ovov Iaaxt^ao 0sov xXutà re'xva ^epatpet. Haerepov axs7raç et; inp^; «pat^priaiv éiruiraï;,
É; te Teou Xeuaaov x*fl^v XPiaT0‘G ispo'awirGv. KpetTTGv ^7i xat Iv Yjptap a^etv «irt deîo p.eXâô pwv, H oXêou p-erà -jravTbç dbro'irpGÔi p.upî l-rcaupetv. MàXXov àTiptriTo; £’iXop.£v 0sou ev^oôt va&v Ëajxêv lp,o5* $ aXtrpovowv ae-^apoidiv évotxEtv.
K ai 'yàp àXinôetTfiv «ptXéet p-é-ya;, riiï' èXexTïjv Koipavoç. ot; ^’ècptXYiae, x*plv ts waps^st.
Ka^’ otp.ov are^evra; au.6p.ova gû ttgt’ èàwv ,
Qç érce'otx’ auto!;, xexa<Maevat. p.axap outo; , Kctpav’, àva? drpaTwbv, o; dot Irct p-ouva» ecoXirev.
SECONDE PARTIE
tes autels embaumés d'un parfum si doux et si pur !... c’est là que je veux fixer à jamais mon séjour.
Heureux ceux qui habitent tes palais, ô grand Roi! Là, pendant des siècles sans fin , ils chanteront des hymnes à ta gloire.
Trois fois heureux l’indigent qui voit venir à lui ton secours. Dans cette vallée de larmes qui est sa demeure, il s’élèvera peu à peu au gré de ses désirs... Le législateur les bénira , et ses bénédictions seront pour eux la source d’intarissables prospérités* Ils monteront rapidement de vertus en vertus, jusqu’au moment où viendra s’offrir à leurs regards le Dieu des dieux, dans l’enceinte sacrée des superbes murs de Sion.
Seigneur, à qui seul les armées du ciel obéissent, écoute ma prière, prête-moi une oreille bienveillante* O toi, le seul Dieu qu’adore la brillante postérité de Jacob , fais luire sur noüs la douce sérénité de ton regard, ou plutôt repose tes yeux sur la face tout aimable de ton Christ...
Oui , un seul jour passé dans ton temple vaut mieux que des siècles passés loin de toi au sein des plaisirs.
J’ai choisi de vivre obscur et méprisé dans la maison de mon Dieu , plutôt que d’habiter les somptueuses tentes de l’impie.
Notre grand Dieu aime la vérité; il aime la miséricorde; il nous donnera la grâce et la gloire.
Il ne privera pas des véritables biens l’homme qui marche dans l’innocence.
Dieu des armées , heureux celui qui met en vous seul toute son espérance l