‹ Le cœur de Jésus; ascétisme et littératureChapitre 253 sur 306 · ODA · texte numérisé non relu

ODA

Hei mihi! dulcis Amor, mea qui suSpiria solus Et gemitüs riosti, cordis et ima vides,

Hei mihi! te quærens, quæ non loca tristis obivi*

Nec mea vita, tamen te reperire queo !

Non mihi sunt sylvæ, non spinea lustra relicta ; Invia fluctificavi, nec via spreta maris.

Sed mare dum peragro, dum terras lustro, nec ulla Respondent lacryinis compita trita meis :

SECONDE PARTIE. 43 O

comme les trophées immortels (le sa victoire et le plus doui gage de ma délivrance.

Ah! ce qui imprima sur votre chair sacrée ces cruelltes blessures , ce ne sont pas tant les clous acérés, le 1er aigu de là lance, un peuple et des bourreaux en fureur, que votre immense amour pour les hommes.

O mon Dieu! comment reconnaitront-ils tant de bienfaits? Vous ne demandez point que les clous percent leurs mains et leurs pieds > qu’une couronne d’épines ensanglante leur téte> que de cruels tourments déchirent leurs membres, qu’une lance ouvre leur cœur : vous voulez seulement qu’ils se souviennent de vos larmes, de votre sang et de vos plaies. Qu’y a-t-il de moins pénible, de moins laborieux que le souvenir? Et C’est assez pour son amour, ù mon âme, si tu conserves gravé en ton cœur le souvenir des tourments qui ont déchiré son corps!

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