‹ Le cœur de Jésus; ascétisme et littératureChapitre 261 sur 306 · SILVIO PELLICO · texte numérisé non relu

SILVIO PELLICO

Le nom de Silvio est sympathique à toutes les aines tendres et à tous les cœurs qui savent souffrir avec cette résignation que donne la foi. Qui n’a versé une larme sur les pages de Mes Prisons? Depuis plusieurs années, l’illustre auteur ne vivait plus que de la douce pensée du ciel, quand il a naguère quitté cet exil dans une extase d’amour. Silvio avait composé dans sa retraite un recueil de poésies religieuses. Les inspirations élégiaques y sont plus fréquentes que les élans lyriques. On y chercherait en vain de ces beautés hardies, imprévues, indices d’un génie mâle et de fortes passions ; mais on y rencontre partout des beautés suaves, une parole harmonieuse, une piété pleine de force et de douceur, et surtout une exquise sensibilité. Ces dernières qualités se font principalement remarquer dans l’ode sur Dieu , dont nous ne pouvons donner ici que quelques strophes.

SAN FRAÏfGESGO DI ASSÎSIO (1182-1226). * GanticA.

Ànior clé cari taie Pet-che m’M si ferito ?

Lo cor tutto partito ,

Et arde per amore ;

Arde , e incende ,

Nullo trova loco :

Non po fugir, perche Fè ligato ;

Si se consuma , corne lacera al foco, Vivendo more, languisce stenperato > Domanda poter fugire un poco ,

Et in fornace trovase locato :

Oime eo o sun menato.

A si forte languire ,

Vivendo cosi morire,

Tanto monta 1 ’ardore.. . » .

Ëo perduto core e senno tutto ,

Yeglia e piacere e tutto sentimento !

Ogni bellezza mi par fango brutto , Delicie e richezze perdimento;

Un arbore d'amor cun gran frutto In cor plantato me da pascimentos Che fe tal mutamento,

In mi senza demora,

Jettando tutto fora,

Voglia, e senno, e vigore

Foco ne ferro non la po partire;

Non si divide cosa tanto unita :

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