‹ Le cœur de Jésus; ascétisme et littératureChapitre 280 sur 306 · SONNET · texte numérisé non relu

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Ce qui me porte à t'aimer, ô mon Dieu! ce n'est pas le ciel que tu me promets; ce qui me porte à ne plus t'offenser, ce n'est pas non plus l'enfer si redoutable.

Ce qui excite en moi ces sentiments, c'est toi-même, Seigneur; ce qui touche et excite mon cœur, c'est de te voir cloué sur une croix et abreuvé de mépris ; de contempler ton corps tout sanglant, d'être témoin de tes affronts et de ta mort.

Ce qui me touche, enfin , c'est ton amour ; et son impression est si forte, que quand même il n'y aurait pas de ciel, je ne laisserais pas de t'aimer, et que je craindrais de t'offenser, alors même qu'il n'y aurait pas d'enfer.

Ce qui me lie à ton amour, ce n'est pas ce que tu donnes pour récompense à celui qui t'aime; car alors même que je n'espérerais pas les biens que j'espère , je t'aimerais de ce même amour qui consume mon cœur.

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