HYMNE
O Christ! mon bien-aimé, ô Christ! la vie de mon âme, reçois le tribut de mes yeux , reçois ces larmes avec lesquelles je lave tes plaies sacrées qui me dévoilent la grandeur
Las sacras llagas, donde estâs mostrando Mi ofensa contra el Padre cometida :
Y de tu amor immeriso el sacro fruto Recibe , Christo mio ,
Los ayes que te embio Embueltos en las lâgrimas que vierto ; Pues ese sacro pecho y lado abierto Tiene de ricoger mis culpas graves, Para que tû las laves Con la divina sangre que se vierte ;
Pues ella sola puede, como sabes,
Lavar mis culpas y matar mi muerte.
Si amor del hombre te bajô del cielo ,
Y te subiô en la oruz donde te miro ,
Y en ella te ha dejado Cârdeno el cuerpo, el rostro demudado, Elado todo mas que el propio yelo,
Rindiendo el aima al son de un gran suspiro, Côrno no quies que pida El perdon de mi vida.
Pues te ha costado , Christo, el remedialla Salir de la pasion de tu hatalla,
Sin sangre el cuerpo, el corazon deshecho, Alanceado el pecho ,
Rotos los pies, las manos enclavadas,
Y estando yo muy cierto y satisfecho Que fueron tus heridas por mi dadas!...
Abre del todo la cerrada vena,
Amado Christo, de los ojos mios,
Con las duras espinas Que abren tus sienes sautas y divînas : Que yo imagino que estarà tan llena Que ha de formar dos caudalosos rios; Y si despues de rota Vertiere gota à gota El hùmido humor que tiene hecho , Qota à gota vendrà à causar provecho :
SECONDE PARTIE
de mes offenses envers ton Père. Reçois, ô mon Jésus! ces cris de douleur qui sont le fruit précieux de ton immense amour, et qqe je t'envoie noyés dans les pleurs que je verse. Ah! ne me présentes-tu pas cette poitrine sacrée et ce côté ouvert pour y recueillir mes crimes et les y effacer avec le sang divin que tu répands? car, tu le sais, il n'y a que ton sang qui puisse me purifier de mes fautes et réparer la mort de mon âme.
Si ton amour pour l'homme t'a fait descendre du ciel, s'il t'a fait monter sur la croix, s'il t'y a laissé le corps sans vie, le visage défiguré, et tous les membres plus froids que la glace même; si enfin tu as rendu l'âme sur la croix au bruit d'un grand soupir, comment hésiterais-je à te demander la grâce d'une vie qui t'a coûté si cher? Car pour me rendre cette vie, pour guérir mes blessures, il t'a fallu sortir du combat de ta passion le corps tout épuisé de sang, le cœur défait, la poitrine traversée d'un coup de lance, les pieds brisés, les mains percées de clous!... Et ce qui me remplit de confiance et de consolation, c'est que je n'ignore pas que tu as reçu ces blessures par amour pour moi !
Ouvre, ouvre entièrement, ô aimable Jésus ! la veine fermée de mes yeux, avec les dures épines qui percent tes tempes divines ; il me semble qu'elle est si pleine, qu'il en jaillira deux ruisseaux abondants. Ah ! si , percée de la sorte , elle laisse échapper goutte à goutte l’humide liqueur qu'elle contient , goutte à goutte aussi entrerontdans mon âme la grâce et le bonheur. De même, en effet, qu'une goutte d'eau ne peut tomber sur la dure pierre sans y laisser sa marque et son impression,
Que no hay gotera sobre piedra dura,
Que si cayendro tura.
No haga su impresion, senaly mella, Como en mis culpas y en mi desventura Mis lâgrimas tambien podran hacella.
Que luceros tendrâ la excelsa cumbre En sus celestes limites fijados.
De los que el mundo a visto ,
Que asi te agraden, soberano Christo, Como el mlnimo rayo de la lumbre De unos ojos de lâgrimas cargados?
Ni que aljofar hermoso.
Ni diamante precioso Allarse puede, que igualarse pueda A la sabrosa lâgrima que queda Sobre el pâlido rostro ya marchito Del que estando contrito En ese altar, dô estàs, se sacrifica,
Y arrodillado â ti , Christo bendito.
Sus lâgrimas aumenta y multiplica?...
Amaina, dulce Christo, tu justicia;
Las vêlas de mis culpas pliegay coge;
(Pues nadie en tu presencia Puede alegar jamas de su innocencia)
Que el viento que levanta mi malicia Temo que al hondo abismo el aima arroje : Mira mi navecilla ,
Que por buscar la orilla Se engolfa donde el agua mas le aflige,
Y el miedo, marinero que la rige,
Pone dificultad en la bonanza;
Mas mi firme esperanza Hace que pueda estar seguro y cierto.
Que en ese lado , que rasgô la lanza, Tengo de hallar mi deseado puerto...
SECONDE PARTIE
ainsi; j’en ai la douce espérance, mes larmes, en tombant sur mes péchés et en jaillissant sur mon infortune , produiront dans mon âme une impression salutaire.
Quelles étoiles brillantes fixées à la sublime voûte du firmament, quels astres parmi ceux que la terre a contemplés errants dans les célestes limites, sont aussi agréables à ton cœur, ô Jésus ! que le plus petit rayon de lumière s’échappant d’un œil chargé de larmes! Quelle perle éclatante, quel riche diamant est comparable pour toi à ces pleurs délicieux qui s’impriment sur le visage pâle et flétr. du chrétien brisé de douleur qui s’immole sur l’autel où tu résides , et qui , agenouillé devant toi, ô Christ béni! laisse croître ses larmes et les multiplie à tes pieds !
O Christ ! tempère les rigueurs de ta justice ; replie et recueille les voiles de mes péchés; car, qui pourra jamais devant tes yeux alléguer son innocence? J’appréhende que le vent soulevé par ma malice n’entraine mon âme dans Je profond abime. Jette un regard sur ma petite nacelle ; vois , dans ses efforts pour atteindre la rive , elle s’engouffre là où les flots sont plus menaçants ; et la crainte , nautonnier qui la dirige, lui crée des difficultés même dans la bonace. Mais, appuyé sur ma ferme espérance, je suis assuré de trouver le port après lequel je soupire , dans ce côté sacré que déchira le 1er de la lance !