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CHAPITRE IV LA RADIOGRAPHIE

Quelle est l'action du sport sur le volume du cœur? Malgré de nombreuses réponses à cette question, les opinions restent encore partagées.

Dès 1899 Henschen avait trouvé, cliniquement, l'agrandissement du cœur chez les Lapons qui dès leur jeunesse parcourent de grandes distances à ski Jusque vers 1910 On à pensé et répété que le sport lésait et hypertrophiait le cœur, Ce dernier étant un muscle, il était logique de songer à une hypertrophie comme conséquence des exercices sportifs. Schumacker et Middleton en 1914 trouvent une hypértrophie et une dilatation après l'effort mais ils voient là un phénomène physiologique : ce que Bellin du Coteau appellera plus tard « l'hypertrophic salutaire providentielle ». Peu de temps avant eux, Richard et Gordon avaient noté, au contraire, une diminution du cœur après l’arrivée d'une course de marathon. Pour eux le gros cœur ne se rencontrait qu'en cas de lésion valvulaire ou d’antécé-

dents rhumatismaux.

Cluzet en 1919, opérant en téléradioscopie, trouve sur huit sportifs, six fois avant l'effort, un diamètre transversal plus petit que la normale, et après effort (4oo mètres ou 2 reprises de boxe) unc diminution importante de l'aire cardiaque. La réduction du diamètre transversal variait de o cm. & à > cm. 4, ce dernier chiffre étant obtenu sur un

ie sujet de 27 ans. Avec Boigey (1921) la question

semble résolue. Pour cet auteur tout exercice comprend une phase d’hypertonicité puis une phase d'hypotonicité lorsque l'exercice se prolonge. Chez des sujets de 21 à 31 ans, vigoureux, il constate que : l'escrime, une course de 100 mètres sont des exercices hypertoniques entraînant, par suite, une diminution de l'aire cardiaque. Le résultat est le même pour une reprise de boxe mais à partir de la

quatrième l'augmentation débute. Si le repos entre

les deux reprises est porté d'une à deux minutes, l'accroissement n'apparaît qu'à la onzième reprise.

De même pour la lutte l'augmentation débute en- ‘1 tre la onzième et la quinzième minute. Les courses de 5.000 mètres, le marathon donneraient de fortes augmentations. Il conseille d'éviter la phase d’hypotonicité chez les sujets n'ayant pas atteint 18 ans. Tout ceci est fort séduisant, l’augmentation n’apparaissant qu'après une certaine quantité de travail effectué-sans repos. Malheureusement, tout au moins

pour les grands efforts, on ne constate pas d'augmentation. Hünlinger (1933) après une course de = bo km. en ski constate une diminution : de o,r à 1 cm. dans 5o % des cas, de 1,1 à 1 cm. 5 dans28 X #8 et une diminution supérieure à 1 cm. 5 dans 7 %, | soit en moyenne une diminution de o em. 8. Dans 14 % des cas il n’y avait aucune modification mais il ne trouve jamais d’ augmentation.

Si d’après les principales études faites au rt fi des variations de l'aire cardiaque pendant l'effort or: peut conclure à une diminution immédiate au début de l'exercice, la question importante reste de savoir si, au repos, le cœur d’un sportif est plus gros que normalement.

5 Seul Deutsch donne une proportion, relative-

ne ment importante, d'hypertrophie cardiaque consé-

Wa, culive au sport, par suite d'une dilatation d'adap- ‘4 = tation et d’une hypertrophie musculaire. Pour lui, ‘1 2 4 | l'hypertrophie est donc doublée d’une dilatation.

be Cette dernière, qui est indispensable pour assurer

4 le débit cardiaque, serait due à une hypotonie d’ori-

| gine vagale, permettant l'augmentation de l’ondée

Le. À systolique alors que le rythme est accéléré. Deutsch

HUE cite les pourcentages suivants dans les différents

CE sports : aviron 27 %, ski 18 %, cyclisme 15 %, na-

54 tation 14 %, lutte 11 %, athlétisme 9 %, escrime

h %, boxe 2 %, football 2 #, ce qui fait une moyenne

générale de 11 % environ. Ces hypertrophies ne sont d'ailleurs nullement physiologiques et seules les courses de fond les justifient.

Pour Roesler le cœur sportif atteint ou ne dépasse que très légèrement les limites supérieures considérées comme normales, Le cœur reste normal aussi bien pour les sports à effort prolongé (ski, aviron, cyclisme) que pour les sports à effort 1ntense mais court (100 mètres, tennis, boxe). Il a constaté fréquemment, en période d'entrainement sévère, une augmentation régulière pendant 4 à 6 semaines. Ce fait est à rapprocher de la baisse de tension que l’on constate souvent après une période d'entrainement et dont nous avons parlé au chapitre de la tension artérielle. Dès la fin de l'entrainement il y a régression de l'aire cardiaque dans le même espace de temps environ. Jonas, Kral et Striteskÿ après avoir examiné 48 Sokols (gymnastes) concluent que les dimensions du cœur ne dépasent jamais la normale si l’on tient compte de la largeur du thorax et de la constitution des individus. C'est également l'opinion de Broustet el Eggenberger qui pensent, quelque soit le métier du sujet, que Fhypertrophie est pathologique. Sur 35 sportifs de compétition 3o avaient des orthodiagrammes normaux (dimensions voisines des barèmes de Vaquez ét Bordet), Sur les 5 hypertrophiés,

un avait une insuffisance aortique d’origine rhuümatismale, un était débutant, et les trois autres étaient dans le période de fatigue excessive. De vieux champions pratiquant depuis une quinzaine d’années avaient des cœurs normaux. L’hypertrophie doit donc être considérée comme un signe d’alarmcæ et la surveillance doit être très sévère. Ces conclusions sont également celles de Merklen, Piédallu, Libensky, Filip.

Van Dooren ne parle d'hypertrophie que pour l’aviron et le cyclisme. Le Docteur Gauillard nous a aimablement soumis un certain nombre d’orthodiagrammes de champions connus, membres du Racing Club de France. Si dans quelques spécialités, cyclisme et aviron en particulier, certains champions avaient un cœur nettement augmenté de volume, les autres étaient normaux ou très peu audessus des dimensions habituelles. Ces constatations se rapprochent des pourcentages de Deutsch, mais les chiffres donnés par ce dernier nous paraissent élevés, tout au moins pour l’aviron et le cyclisme.

Parmi les sportifs que nous avons examinés, nous avons pratiqué un orthodiagramme chaque fois qu’il y avait des chances de trouver une hypertrophie, c'est-à-dire : troubles fonctionnels, dyspnée, souffles, hypertension. Jamais nous ne nous sommes trouvé en présence du « gros cœur sportif ».

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| à &i dans deux cas le cœur était un peu augmenté, ï étalé, dans tous les autres cas il était SON DIRE normal. On trouvera dans les observations les nest mensions de ces briédiaen ie MÉA ver

Rat /

On peut donc conclure que si dans certaines spécialités, en particulier l'aviron et le cyclisme, OM rencontre une faible proportion de cœurs nette- a ment hypertrophiés, ce qui n'est d' et nulle ee À

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