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LA SÉLECTION SPORTIVE

Toute personne désirant s’adonner au sport devrait subir un examen médical. Cet examen devrait être rendu obligatoire pour les adolescents. Telles sont les règles qui, malheureusement dans la plupart des cas, ne sont pas observées. L'examen présportif doit aboutir à la rédaction d’une fiche qui sera complétée par la suite à chaque visite. La base de la visite médicale de sélection sera un examen clinique complet. En dehors des antécédents, des mensurations (poids, taille, tour de poitrine), des déformations squelettiques, on insistera particulièrement sur les appareils pulmonaire et cardiaque. La fonction respiratoire est primordiale et dans la plupart des cas elle devra être améliorée par une éducation physique dirigée vers ce but. La spirométrie permettra de suivre cette amélioration.

Au point de vue cardiaque le temps principal reste l’auscultation. Nous abordons ainsi un problème pratique particulièrement important : doiton permettre le sport à un sujet porteur d’une lésion cardiaque ?

À ce sujet Chaïlley-Bert a écrit la phrase suivante : « On oublie trop que le cœur est un muscle que l’inaction amoindrit et que l'exercice entretient. Un entrainement bien conduit agit favorablement sur les lésions orificielles légères et les rend compatibles non seulement avec une vie normale mais avec une vie active ; plusieurs sportifs connus sont porteurs de lésions orificielles et leur cœur convenablement entraîné vaut un cœur sain. » Brandi cite un champion olympique porteur d’une lésion grave et auquel on avait interdit le sport. Notre maître, M. René Bénard, nous a dit avoir vu aux Halles pendant plus de dix ans, entre 1895 et 1905, un « fort de la Halle » portant sur ses épaules et sur son dos couramment un demi-bœuf et atteint de « maladie bleue ». Or, outre l'effort que nécessitait cette performance, on sait les épreuves de sélection extrêmement sévères qui sont imposées à ceux qui veulent entrer dans la corporation des « forts de la Halle ».

Ce problème des relations entre les sports et les affections organiques du cœur a été magistralement traité par Laubry et Routier au Congrès de Chamonix. Voici les conclusions de ces auteurs :

Contre-indication formelle : toute affection en poussée inflammatoire évolutive. Un gros cœur en

arythmie complète, une symphyse, une pancardite sont également des contre-indications nettes.

Indication formelle : cardio-valvulites des enfants entre 10 et 15 ans en particulier les insuffisances aortiques pures. Les mitraux en dehors de tout processus évolutif seront justiciables d'éducation physique mais avec plus de prudence. « Dans l’ensemble, et toutes choses égales d’ailleurs, les valvulites aortiques sont mieux supportées que les mitrales. » La régression du processus inflammatoire se fera dans de meilleures conditions sur un muscle développé et mieux vascularisé.

Il faut se défier de l’auscultation car l'intensité du souffle ne permet pas d’en déduire l'importance de la lésion. Pour les autres affections, les myocardites, la maladie de Roger, le bon sens clinique aidé de l'épreuve de Lian-Martinet permettra de conclure dans chaque cas particulier.

Samain fait de grosses réserves pour les facteurs toxique ou infecteux surajoutés ou en cas de cardicpathie même bien tolérée.

Il faut beaucoup réfléchir avant de porter une interdiction absolue, car le sujet dans ce cas, évitant tout effort physique, se sentira dans un tel étal d'infériorité vis-à-vis de ses camarades, que son psychisme en sera profondément atteint. L'enfant,

le premier, demandera la possibilité de faire cesser cet état. ,

Au-dessus de 35 ans, l'amélioration d’une lésion étant exceptionnelle, les indications seront par conséquent beaucoup plus rares.

En dehors de l'auscultation on pratiquera l'épreuve de Lian-Martinet : elle donne une indication sur les possibilités actuelles du sujet. L'état d'équilibre du système vago-sympathique sera établi par la recherche du réflexe oculo-cardiaque. Les sujets ayant un déséquilibre important seront orientés vers les mouvements automatiques (gymnastique d'ensemble) et on leur interdira les jeux et les compétitions où le système nerveux joue un rôle trop considérable.

Dans tous les cas on terminera par un examen radioscopique : outre la découverte possible d’une lésion pulmonaire il renseigne sur l’état du cœur. L’électrocardiogramme, que l’on ne peut songer à employer fréquemment à l'heure actuelle, ne sera utile que dans certains cas particuliers.

En présence d’un éréthisme des adolescents, il faut, à cause des conséquences possibles, être également: prudent. Une éducation physique bien conduite ne peut être que profitable à ces sujets.

Nous n'avons. parlé que d'éducation physique et non de sport. Ce dernier par son activité trop

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RS En présence d' un an cardio-vasculaire pa FA em ‘et sauf contre- indication formelle, il faut. aù donc! conseiller l'éducation physique : le professeur | vers prévenu afin qu'il observe une grande prua dence dans la gradation des exercices. Le. médecin. Ki en surveillant fréquemment le malade, pourra s sui. sue l'amélioration possible et juger ainsi l'utilité de exercices pratiqués. VAT

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