SIGNES PHYSIQUES
I. — Inspection : le choc de la pointe peut être perçu à ‘jour frisant, quelquefois même de face. Le soulèvement de la paroi thoracique est particu- ‘Jlièrement net chez les jeunes sujets à thorax étroit æt allongé. Chez les gymnastes et sportifs que nous avons examinés, le développement de la musculature le rendait en général invisible.
IT. — Palpation : fréquemment le choc de la pointe révèlera un Certain degré d’éréthisme avec «sensation de-bondissement. : Ceci est particulièrement net chez les adolescents rentrant dans le cadre du syndrome d'Eréthisme. Naturellement on recherchera la présence éventuelle d’un frémissement. Celui-ci est rare...
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a ‘radioscopie, lorsque celle-ci est possible, justifient en grande partie l'abandon de la percussion dans l'examen envisagé ici.
. IV. — Ausculiation : c’est l'examen le plus important. Si dans la grande majorité des cas, l'inspection, la palpation et la percussion sont riormales chez le sportif, l'auscultation peut au contraire révéler certains signes spéciaux. Nous verrons au chapitre de la sélection sportive ce qu'il faut penser de lésions pathologiques tels’que souffles orificiels ou troubles du rythme. En dehors de ces cas on peut ‘rencontrer chez le sportif : a) une modification d'intensité du premier bruit. Si au repos le premier bruit est en général net et énergique, en particulier chez les éréthiques, après l'effort on note souvent son affaiblissement ou son assourdissement. Bien qu'il faille en rechercher la cause dans une variation de l'énergie du myocarde, il n'y a pas lieu, comme le fait justement remarquer Vaquez, d'y accorder une trop grande importance.
b) des souffles. Pendant ou après l'effort, on constate parfois l’existence d’un souffle systolique ‘äpexien, fugace, en général protosystolique. : Ge souffle peut s'accompagner d’un troisième bruit dit physiologique. Sur les 60 sportifs’ que nous avons
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examinés, nous avons constaté 7 fois ce souffle, soit environ dans 11 % des ças. L'âge de ces sujets était respectivement 12, 19, 20, 23, 25, 31 et 4og ans. On ne peut donc pas dire qu'il est plus fréquent chez les adolescents ; son existence semble bien être liée au sport. Filip dit avoir rencontré ces souffles dans 60 % des cas ; mais les sujets qu'il étudiait étaient presque tous sous-entraînés et ils présentaient tous des troubles fonctionnels intenses. Parmi eux, 70 % signalaient des infections graves dans leurs antécé-
dents et 20 % abusaient d'alcool et de tabac. Ces
faits expliquent amplement la différence des deux pourcentages puisque sur nos 60 sportifs 3 seulement présentaient de l'essoufflement à l'effort ef qu'un seul d’entre eux se plaignait de palpitations.
Jonas, Kral et Stritesky ont noté sur 48 gymnastes entraînés (Sokols) 11 % de souffles systoliques de la pointe, ce qui confirme exactement nos résultats. Dans 10 % des cas ils ont noté un souffle systolique de l'artère pulmonaire. Il y avait un dédoublement du 2° bruit dans 13 % des cas. De notre côté, nous avons observé quelques fois un souffle systolique de l'artère pulmonaire : il s'agissait
de sujets atteints d'Eréthisme cardiaque des Ado-
lescents.
Ces souffles systoliques s'entendent à l’extrémité interne du 2° espace intercostal gauche et par-
An
fois dans toute l’aire précordiale, ce qui permet de supposer qu'ils sont inclus dans la proportion citée plus haut par Filip. Caractéristiques de l’éréthisme des adolescents, ils sont rattachés par notre Maître, M. René Bénard, à une sténose congénitale légère de l'artère pulmonaire. Quelle que soit la pathogénie que l’on adopte pour les expliquer, il est important de les bien connaître. Il arrive en effet souvent que des médecins, les prenant pour un sigone d'affection valvulaire grave du cœur, interdisent la pratique du sport à des sujets qui eussent pu parfaitement fournir l'effort que celui-ci nécessitait.
Si d'autre part le pronostic de l'affection ne comporte aucune gravité, nous verrons au chapitre de la tension artérielle le retentissement que peut avoir le sport sur ces sujets.
On insistera donc sur l’auscultation soignée des sportifs et les examens devront être plus fréquents chez les adolescents jusqu’à 18 ans et chez les débutants.
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