‹ Le cœur en exil [microforme]Chapitre 1 sur 55 · LIMINAIRE · texte numérisé non relu

LIMINAIRE

Ou que le bléme Hiver aux fins étuis de givre, Gante comme des doigts Ses rameaux défeuillés et sans répit le livre

Aux coutclas du froid,

I lutte infatigué, J'admire son courage Et son obseur effort A résister au gel, à l'éclair, à l'orage,

Acharnés à sa mort.

O Pocte isolé ! Comme ce päle arbuste, Dans ta fragilité,

Prends racine au rocher orgueilleux et robuste De l'Idéalité.

Puis affronte l'assaut des existences vaines Qui veulent t'affoler De leur tumulte. Vois l'immense vie humaine

A tes pieds déferler :

Ainsi qu'une marée elle monte et L'assivge Rebelle à ton destin,

La sens-tu frémissante et qui dresse son piège

! A ton Rêve hautain ?

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