DU VENT
Re mon angoisse à la clameur farouche De ta plainte nocturne, à vent âpre et dément !
Comme il résonne en moi ton sublime tourment, l'anfare de l'espace, à ténébreuse Bouche
Du Vide qui s'exprime, à sonore élément !
Grand vent de cette nuit! O grand vent d'Amérique ! ) ces milliers de voix vibrant à l'unisson
De votre inexprimable et terrestre chanson !
Vous exaltez mon âme et mon âme lyrique
Sent en elle courir votre immense frisson.
EE
Vous secouez, telle une escadre mal havrée,
— Les vents soufflent surtout dans la vierge forêt — La savane où Île pin, le pruche et le cyprès Acitent comme des mûtures sinistrées
Leurs lonus fûts dénudés sans voile et sans aures,
Aux plis sombres de vos ondes atricnnes Combien d'âmes en peine à jamais guidez-vous ? lentends comme un torrent qui roule des cailloux Leur cohorte explunt des fautes anciennes
Crier ses vains remords avec des chaswrins fous !
Le vent s'engouffre aux lones tuvaux des cheminées,
D'un brusque assaut il fait grincer le tournevent, Voici soudiuin que linle une cloche au couvent, O ces bruits reconnus des plus jeunes années
Qui m'enlevent encor de leur rythme émouvant !
Vieux compagnon d'ennui, de haine et de colère, Pourquoi dans le jardin qui frissonne d'horreur, Viens-tu battre la porte ainsi qu’un malfaiteur, Pourquoi vas-tu heurter dans le noir cimetière
La grille de; tombeaux, à sinistre rôdeur !