AU FIL DU VENT
Ü vent ! Sonores mers sur des récifs ruées !
On entend se briser des navires perdus, Épaves s’érigeant, flancs ouverts, mâts tordus, Où dans un même effroi se mélent les huées
De l'espace et les chocs du naufrage éperdus.
Que j'aime cette nuit votre infini poeme, Comme de vos sanglots vous ébranlez mes nerfs,
Pour exprimer ainsi els désespoirs amers
Etes-vous, s'irritant dans son labeur suprème,
Le cri de la douleur que pousse l'univers ?