‹ Le cœur en exil [microforme]Chapitre 23 sur 55 · LA SPLENDEUR DU VIDE · texte numérisé non relu

LA SPLENDEUR DU VIDE

YILENCE d’une nuit et de neige et d'étoiles LL) Où, fresques de lumitre, immobile, à travers La vitre nette et bleue, étincelle sans voiles

Sous mes veux éblouis le cœur de l'univers!

Le vaste écran tendu de la nocturne scène

Me compose un décor tout à coup révéié :

Rien n’y bouge, rien n'y respire, aucune haleine Ne ternit le cristal du bloc immaculé.

L'inaltérable éther uit à l'horizon blme.

Lû-haut, l'étoile, pleur congelé dans Le ciel N'est plus qu'une frauile et <scintillante wemme, Et ve saurait plus dire aux Mages : C'est Noël ! Les Monts n iseux ont tu l'énigme du Mvstc.e, Taciturnes comme des Sphinx ensevelis :

À jamais confondus vainement ils teatèrent

D'écarter leur linceul en soulevant ses plis.

O mutisme effrovant d'un monde sans pensée, Fraversé de Jueurs au dur éclat d'acier!

L'astre mort des minuits reflète renversée

La terre chaotique où brillent les Glaciers.

Ne vas-tu pas toi-même entrer dans la Nuit froide,

On dirait un sépulcre atone et singulier,

Où reposer, le cœur serein, tes membres roides

Et, comprenant l'erreur de la Vie, oublier...

Je frissonne, j'ai peur, Ma chambre est si déserte ! Le silence y bruit d'un clair bourdonnement, EL j'écoute face à face avec l'être inerte

Si mon sang bat Loujours son faible battement,

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