LA SPLENDEUR DU VIDE
YILENCE d’une nuit et de neige et d'étoiles LL) Où, fresques de lumitre, immobile, à travers La vitre nette et bleue, étincelle sans voiles
Sous mes veux éblouis le cœur de l'univers!
Le vaste écran tendu de la nocturne scène
Me compose un décor tout à coup révéié :
Rien n’y bouge, rien n'y respire, aucune haleine Ne ternit le cristal du bloc immaculé.
L'inaltérable éther uit à l'horizon blme.
Lû-haut, l'étoile, pleur congelé dans Le ciel N'est plus qu'une frauile et <scintillante wemme, Et ve saurait plus dire aux Mages : C'est Noël ! Les Monts n iseux ont tu l'énigme du Mvstc.e, Taciturnes comme des Sphinx ensevelis :
À jamais confondus vainement ils teatèrent
D'écarter leur linceul en soulevant ses plis.
O mutisme effrovant d'un monde sans pensée, Fraversé de Jueurs au dur éclat d'acier!
L'astre mort des minuits reflète renversée
La terre chaotique où brillent les Glaciers.
Ne vas-tu pas toi-même entrer dans la Nuit froide,
On dirait un sépulcre atone et singulier,
Où reposer, le cœur serein, tes membres roides
Et, comprenant l'erreur de la Vie, oublier...
Je frissonne, j'ai peur, Ma chambre est si déserte ! Le silence y bruit d'un clair bourdonnement, EL j'écoute face à face avec l'être inerte
Si mon sang bat Loujours son faible battement,