LES PETITES PROMENEUSES
Moull à dur cuer qui en mai n'aime...
Le Roman de la Rose.
GUILLAUME DE Lonnis,
Le les feuilles, dans l'avenue, Languissantes d'ardeur ingénue,
Les Vierges pensives de quinze ans
Enlacent à leur taille menue
Des gestes souples et caressants,
Ce soir se répandent par la ville Leurs robes claires à chastes plis.
Elles vont, blanches corolles, lys Où se cachent pour battre, fragiles,
Leurs petits cœurs de pourpre et d'argile,
LE He:
Or tu te penches à leurs oreilles Écouteuses.… Soir grave, câlin !
Ta parole chaude leur conseille L'amoureux désir dont s’émerveille
Et s’enflamme leur songe aprilin.
Petites reines en le babil
De -os confidences chuchottes,
Tel un bruit de feuilles agitées, Comme il vous grise, ce soir subtil,
Soir perlide ! à Vierges exaltées !
Bientôt vos lèvres seront décloses, Pulpes molles, par le divin Baiser.
Allez, passantes fraiches et roses, Allez en vos nonchalantes poses,
À pas lents et le regard baissé,
Faites brûler, Vestales charmantes, Aux lampes de vos cœurs innocents,
Les parfums de vos âmes aimantes
Et de tout ce printemps qui fermente
Lourd de sève, de rêve et d’encens.
JOUEUSE DE TAMBOURIN
JOUEUSE DE TAMBOURIN
ETTE {zigane italienne, Avec du soleil dans la peau, Nous étale sa rouge indienne,
Riche oripeau,
Les sourcils noirs sous un front grave Le buste ferme et provocant,
Le regard chaud comme une lave Sous un volcan,
Du coude et de sa paume frèle, Elle bat sur un tambourin Le rythme d'une saltarelle,
D'un fol entrain,
PPT
Rndiuimntt et res. 18 Joue
St mao mr
Que, sur l'orgue de Barbarie, Dévide un homme las, sans woût, Un collier de verroterie
zrille à son cou,
A ces oreilles pendent, bougr nt D'oblongs et de roses coraux Qui se mélent aux plis d'un rouge
Chäle à carreaux.
Puis soudain la voilà, coquette,
Non sans dédaigneuse façon.
Cucillir les sous que je lui jette
De mon bulcon.
Petite femme d'Italie, De Naples ou de Portici, Pour ta musique bien Johe,
Enfant, merci!
As-tu, sur la Voie Appienne, Sous les ardeurs du ciel latin, Statuette tanacréenne
Au salbe lin,
JOUEUSE DE TAMBOURIN
Sculpturale, cambrant la hanche, Sur ta téle brune porté Le panier lourd de l'ivalanche
Du riche été ?
Es-tu, petite voyageuse Sous ton pittoresque attirail, Sœur de Graziella, pècheuse
De frais corail ?
Es-tu princesse au nom sonore, Ou bien Ja fille du roman, De quelque faute qu'on ignore,
Fruit infamant?
Toute bohème et fantaisie,
Avec ta grâce et tes couleurs
M'apportes-tu la poésie Qui vit ailleurs ?
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