‹ Le cœur en exil [microforme]Chapitre 29 sur 55 · POÈME ANTIQUE · texte numérisé non relu

POÈME ANTIQUE

{Celle qui signail Nais

7AÏs n'est pas la nymphe blonde À Fuyant au sein de la forêt Le Satyre, le Bouc immonde Qui rit et se tient en arrêt,

Debout dès l’aube et reposée

De tous ses jeux, elle n’a pas

Bu les larmes de la rosée Aux blanches fleurs des catalpas,

Ni, près des claires sources fraiches Où vient boire l'oiseau moqueur, Évité les troublantes flèches

De Cupidon toujours vainqueur.

xs rene 2 eu nu gens ve

Naïis n'est qu'une fille d'Eve

Sensible aux charmes de l'Amour Qui lui dit : « La vie est un réve,

Sache l’embellir chaque jour. »

Mius si Naïs était déesse, Elle irait aux sons du buccin Avec les nymphes en liesse

Plonger au limpide bassin.

Sur sa poitrine jeune et tendre L:issant tomber ses blonds cheveux Elle ne verrait pas Léandre

(Léandre, c'est son amoureux)

Qui, dans l'ombre de la feuillée, Sur l'herbe ou parmi les roseaux, Écouterait, l'âme affolée,

Les chants et les cris des oiseaux.

Page 1