LE REGARD HUMIDE DES BELLES
E regard humide des belles Qui n’ont pas vécu leur roman Comme de tendres colombelles Ilumine mon cœur aimant.
Inquiètes adolescentes
Que, dans l’oubli d’un jour oisif, Surprirent les flèches récentes D'Eros, le dieu persuasif,
Sous votre lin, visionnaires De paradis si peu connus, Couventines pensionnaires,
Cœurs chargés d'aveux ingénus.
Vierges, à futures amantes, Vos veux doux comme le velours N'ont-ils pas versé les charmantes
Larmes des craintives amours ?
Vous aussi, filles de Bohème, Après les rires épuisés, Que tourmente le regret blème
D'élans vainement dépensés Ï 9
Ah! Vierges folles de tendresse Ou martyres à qui le sort D'une main inflexible tresse
Les wuirlandes de fleurs de mort,
Comme, les soirs de lassitude Que chaywrinen, d’obseurs travaux, Vous accablez ma solitude
De prestires toujours nouveaux !