LE REGARD HI DE
Et comme vous passez, cruelles
Et chercheuses de voluptés, En me faisant l'otfre irréelle
De vos romantiques beautés !
AVANT L'AMOUR
à RTS QUE
AVANT L'AMOUR
\” cœur discrètement sanglote de désir,
L'heure est grave, odorante et douce à défaillir, 11 flotte sur la ville une chaude butée; Les feuilles une à une à peine remuées Frissonnent d’un long rire innombrable et furtif Et disent leur extase à l'Été sensitif Ou, lourdes de sommeil, se taisent revirées.
Des femmes à pas lents, vierges énamourées, Respirent du lilas et ce zéphyr léger
Qui vient de la montagne aux flancs ceints de vergers.
Dans la plaine, la-bas, par les fraiches cultures, Nostalgique, un train se hâte vers Aventure, Vibrant appel du Rève et de la Paiberte !
Essentiel départ vers lâpre Volupté !
Mais voici que le ciel s'obscureit de nuages:
Le vent brusque et plus frais soulève les feuilliges: Un orage prochain électrise le soir,
Rumeur sonore... On court... Bientôt il va pleuvoir. Dans le pare Je plalane a des gestes de joie, Chaque branche s'anime, étendard qui s'éploie. Lacérant l'horizon, fantasque, zigzaguant, L'Éclair dans un lac d'encre aux lueurs harsiques Met au front de la Nuit un signe extravagant.
Le lumineux combat d'un Archange tragique Contre l'Ange rebelle, äpre, ininterrompu,
Croise les tronçons d'or de ses glaives rompus. Et le Soir est joyeux de la vaste épope
Qui monte peu à peu lui déchirer le sein.
Telle, dans son Désir, mou âme inoccupe.
Évoque, sombre orage aux radieux dessins,
De prochaines amours.
C'est la fête des feuuiles, Mon sœur inapaisé de tristesse s'endeuille,
Les doigts fleuris de lys et de neigeux lilas,
AVANT L'AMOUR 113
Des femmes ont passé, J'ai vu leurs bandeaux plats
nr Mag
l'otenant sur le front leurs titdes chevelures Qui mélent leur senteur à celles des ramures, Caresse de leurs yeux ! Avec discrétion Ce qu'ils disent : Douceur ! Tendresse, Passion ! Ah! Viens magnitier l'horizon de ma vie, Doux orage du cœur, bel orage latent !
Aux plaisirs de l'Amour mon âge me convie.
Tu peux venir! Amour splendide ! Je L’attends !
Fr
A UNE ÉTOILE 115
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A UNE ETOILE
À L'Étoile Alcyone, la plus tive la plus éplorée des Pléiades ..
‘AIME ta prunelle animée, J Inspiratrice de mes nuits D'automne, à ma lointaine aimée, Qui, pour moi, tutélaire, luis.
I Le duilaleuDt AR
Sur ta route de nacre claire
Je suis les astres orgucilleux, Mais tu sais plus humble, me plaire, Étoile, petit cœur frileux !
Ce soir, ouverte ma croisée Sur le velours du firmament, Vers toi s'élève la pensée
De ton mystique et grave amant.
J'aime que, fréle, sans vertige,
Comime celui d'un ange blond
Ton vol immortel se dirige
Dans l'aniversel tourbillon,
Que tu me sois l'Inaccessibie, Et que, symbole d'Idéal, Li-haut, tu fleurisses, sensible
Fleur du jardin sidéral,
Telles Coronis au clair charme, Et vous, si pâles, Céleno, Astérope, Tavgète, larme
lFigce, Atlas, fragile anneau,
A l'exil des métamorphoses Toutes inconsolables sœurs, Répands sur mes songes moroses
Ton humide et vive douceur.
Er