LES BOUCLES COUPÉES
que que ne fleurent bon les cloches du muguet 1 | Quand l’averse a baigné leur blanche dentelure
Odore la vivace et souple chevelure
Qu'un ruban cramoisi pare d’un nœud coquet.
La relique soyeuse en son riche coffret Lamé de nacre fine où mord la ciselure, Sensible, a tressailli sous la tiède mouillure
Des baisers que l'amant lui prodiyue, discret. Ï que,
tespire cette chair qui donne encor sa flamme Et, blond géranium au jardin de ton âme,
Vois le visage pur de tes amours fleurir.
Respire... Car demain la tresse fauve et nue N'aura plus son parfum qui déjà s'atténur…
O cheveux annelés, vous allez done mourir !
és