‹ Le cœur en exil [microforme]Chapitre 42 sur 55 · LES BOUCLES COUPÉES · texte numérisé non relu

LES BOUCLES COUPÉES

que que ne fleurent bon les cloches du muguet 1 | Quand l’averse a baigné leur blanche dentelure

Odore la vivace et souple chevelure

Qu'un ruban cramoisi pare d’un nœud coquet.

La relique soyeuse en son riche coffret Lamé de nacre fine où mord la ciselure, Sensible, a tressailli sous la tiède mouillure

Des baisers que l'amant lui prodiyue, discret. Ï que,

tespire cette chair qui donne encor sa flamme Et, blond géranium au jardin de ton âme,

Vois le visage pur de tes amours fleurir.

Respire... Car demain la tresse fauve et nue N'aura plus son parfum qui déjà s'atténur…

O cheveux annelés, vous allez done mourir !

és

Page 1