‹ Le cœur en exil [microforme]Chapitre 43 sur 55 · JE CONTEMPLE MON REVE · texte numérisé non relu

JE CONTEMPLE MON REVE

E contemple mon rêve ainsi qu'une ruine d Oùpivrre à pierre croule un somptueux palais. : Chaque jour, sur le mur qui plus vétuste incline, ’ar touffes rampe et croît le lichen, plus épais.

La porte se lézarde où de l'ombre est entrée, Le plâtre s’en effrite et le marbre y noireit, Une fenêtre à jour et de lierre encadrée

Dans une vieille tour se fronce, haut soureil,

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Au château de mon rêve, invasion brutale, A leurs poings lourds portant la pique et le flambeau, Ils ont passé, le cœur aigri, de salle en salle ;

De chaque sanctuaire ils ont fait un tombeau.

Ils ont voulu briser mes plus cheres statues, Riant de mes trésors, méprisant la Beauté ; Le sol est tout Jonché d'idoles abattues,

Reliques à présent du passé dévasté.

L'étans morne et glacé n'est plus qu'un marécaze Et les Oiseaux divins, familiers du vieux parce, Qui criaient leur plaisir, on les à mis en cage,

Ou, plus cruels, on à vers eux tiré de l'arc,

Comme autrefois, le soir, lunaires promenades, En leur barque glissant nonchalante sur l’eau, D'intimes ménestrels, donneurs de sérénades,

N'auront plus célébré la Dame du Château,

Ma Muse, maintenant, hélas ! qui me repo usse, Celle parfois dont l'Ombre accoude sa päleur

Et sa robe de deuil sur un vieux banc de mousse, Au fond de la ruine où s’etfrite mon cœur.

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