LES LEVRES
\" appel des lèvres emmiellées, Coupe où l’on boit le breuvage clair
Des lentes ivresses distillées,
Lèvres humides, lèvres de chair!
O flamme des lèvres suppliées Par le vierge et le puissant désir, Pulpes üièdes et lubrifiées
Où se crispe le jeune plaisir |
LÉNCŒURIENSEXTS
Lobes plus savoureux que les baies
Que l'on cueille aux coteaux de l'Eté,
Vous êtes comme les fraiches plaies
Où mordirent d'âpres voluptés.
Fleurs pourpres que l'Amour poétise, Quel dieu bon, quel poète éternel Composa cette caresse exquise
A mes yeux, ce distique charnel?
J'aime votre woût de figues müres, L'essaim de vos rires purpurins, Lèvres dont les fines commissures
Trahissent un jour de longs chagrins.
Ah!Combien me touche, à lèvres roses Que l’on baise en affirmant le ciel, Quand l’Amertume sur vous se pose,
Votre tissu cicatriciell