‹ Le cœur en exil [microforme]Chapitre 47 sur 55 · LES LEVRES · texte numérisé non relu

LES LEVRES

\" appel des lèvres emmiellées, Coupe où l’on boit le breuvage clair

Des lentes ivresses distillées,

Lèvres humides, lèvres de chair!

O flamme des lèvres suppliées Par le vierge et le puissant désir, Pulpes üièdes et lubrifiées

Où se crispe le jeune plaisir |

LÉNCŒURIENSEXTS

Lobes plus savoureux que les baies

Que l'on cueille aux coteaux de l'Eté,

Vous êtes comme les fraiches plaies

Où mordirent d'âpres voluptés.

Fleurs pourpres que l'Amour poétise, Quel dieu bon, quel poète éternel Composa cette caresse exquise

A mes yeux, ce distique charnel?

J'aime votre woût de figues müres, L'essaim de vos rires purpurins, Lèvres dont les fines commissures

Trahissent un jour de longs chagrins.

Ah!Combien me touche, à lèvres roses Que l’on baise en affirmant le ciel, Quand l’Amertume sur vous se pose,

Votre tissu cicatriciell

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