LE C CE U K
Douce vierge, elle eût (ait ta gloire En passant par tes vers charmants !
Elle aima... mais ce fut un songe.
Un songe d’oiseaux et de fleurs...
Rien ne reste de ce mensonge Qu’un sourire noyé de pleurs!...
HT I. 'ESTOMAC
HS
n ïu’itt' portes restés inconnus.
Amis, de votre cœur qu'attriste plus d’un deuil La grande illusion n’a point passé le seuil,
La grande illusion , la gloire !
Quoi! vous pensez encor qu’un jour vous serez grands, Et qu’émus par vos vers, les plus indifférents A votre royauté seront forcés de croire. .
Amis, vous rêvez trop, attendez simplement.
Le rêve et la chimère ont une voix qui ment
Quand l’âme trop ardente espère.
Oui, vous pourriez, c’est vrai, tous être roi- par 1 art Mais avec le génie il faudrait le hasard,
La fortune, qui cloue ou ravit à la terre 1
Est orgueilleux et fou qui se fie au talent.
Le talent naît d’abord, le succès est plus lent.
Coup du sort ou fruit des années.
L’un vient, lorsque déjà l’autre peut s’en aller. Mais, hélas ! et c’est là ce qui doit consoler :
O mes amis ! plaignons les têtes couronnées '.
La couronne au dehors est charmante et de fleur1-. Mais le dard est voilé comme aussi les douleurs...
La gloire est un brillant mensonge !
Amis, soyez heureux sans vouloir être grands.
Car toute royauté, fleur qui s’effeuille aux vents, Illusion le soir, au jour n’est plus qu’un songe’.
ET L’ESTOMAC