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LE BUT

A HENRI GHYS

Le long des peupliers je marche, le front nu, Poitrine au vent, les yeux flagellés par la pluie. Je ni avance hagard vers le btà inconnu.

Le printemps a des fleurs dont le parfum 7n ennuie, L'été promet, l'automne offre ses fruits, d'aspects Irritants; l'hiver blanc, même, est sali de suie.

Que les corbeaux, trouant mon ventre de leurs becs, Mangent mon foie, où sont tant de colères folles, Que l'air et le soleil blanchissent mes os secs,

Et, surtout, que le vent emporte mes paroles I

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