‹ Le coffret de SantalChapitre 43 sur 107 · A MADEMOISELLE S. DE L. C · texte numérisé non relu

A MADEMOISELLE S. DE L. C

Les saphirs durs et froids, voilés par la buée De l'orgueilleuse chair, ressemblent à ces yeux jy où jaillissent de bleus rayons silencieux. Inquiétants éclairs d'un soir chaud, sans nuée.

Couvrant le front, comme au hasard distribuée, La chevelure flotte en tourbillons soyeux. La bouche reste grave et sans moue, aimant mieux S'ouvrir un peri, de sa fraîcheur infatuée.

Cettebouche immuable et ces cheveux châtains, Ces ijeux, suivant dans l'air d'invisibles lutins, Ont l'implacable attrait du masque de la Fable.

Mais non; car dans ces traits placides rien ne ment; Et parfois ce regard révèle, en un moment, La vérité suprême, absolue, ineffable.

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