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et les étoiles, il semble que l’idée pure, dégagée d'associations terrestres, ne puisse exister ici-bas. Il faut aux payens des idoles, au chrétien des limages. La parole de l’homme est devenuë une cantilène. Les oiseaux sont des chantres ailés qui exaitent les beautés de l'univers. Tout nage dans l'idéal. Ce fleuve ne coule plus en décrivant des méandres: Non.
Pasta lc! gronde le fieuve aux vagues
éoumantes;
“1 serpente, et s'enfonce en un loin-
tain obscur.
Je fais grâce du reste.
Il n’y a plus de voûte du ciel. Non.— C'est un manteau bleu parsemé d'étoiles d'argent. On compare les hommes aux animaux. Ce qui, soit dit sous toute réserve, n’est pas très flatteur pour les.,... animaux. Ce n’est plus un homme cruel, c’est un tigre. Ce n’est plus un guerrier hardi, c'est un lion.
Ce n’est plus un lâche, c’est un lièvre.
Ge n’est plus un sot, c'est une âne. Ce n'est plus un homme aux vues larges et élevées, c'est un aigle. S'il est fort, c'est un éléphant: s’il est rapide à la course, c’est un chevreuil: et ainsi de suite ad libitum. Cette mauvaise habltude, une fois prise, on n'est plus capable de la secouer, ot celui qui écrit ces lignes se voit tous les jours obligé de se souscrire, à la fin de chacune de ses lettres, le très humble et ebéissant
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serviteur de gens qu’il estime juste assez pour ne pas leur souhaiter la potence à la fin de leurs jours.
Il n’est donc pas étonnant que Îles légendes se soient transmises d'âge en âge. Elles font et feront, je pense, à jamais, les délices des peuples, de la campagne surtout. Répétées, nous al- Hons dire: répercutées de générations en générations, elies empruntent à chaque siècle comme un parîium de poésie qui enivre. Elles n'ont aueun fondement solide—tout le monde en convient, et, néanmoins, on entoure, à la veillée, sous le manteau de l’immense cheminée, le vieillard qui raconte les merveilleuses proûesses des gnômes et des lutins, des loup-garous et deg chasse-galerie,
Nos lecteurs ne seront donc pas surpris si les mystifications exercées sur Creuspt et ses affiliés, alent pu avoir lieu tout récemment, pas plus tard qu'en 1866—et les acteurs, ou plutôt les pauvres victimes de ces farces sans pitié, vivent encore, et se reconnaîtront probablement malgré le déguisement partiel sous lequel ÿ nous a fallu îes représenter pour les mettre en scène.
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