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ê LE COFFRET 83 “Messieurs, ce fächeux incident me
force à vous retenir encore; nous allons descendre à la cave, et si le grand sorcier vous pardonne cette première faute de l’un des vôtres, quelque chose me dit que vous allez entrevoir la possibilité de vous approprier le trésor.” Descendus à la cave, Valdu les fit mettre en cercle autour de l'endroit Gù il avait enfoui les ferraiiles. Puis, se plaçant au centre, armé d'une baguette de fer: Avancez, M. Creusot, et il lui mettait la baguette entre les mains, ayant soin lui-mème de l’entourer de sa main gauche, de façon à ce qu'il put diriger, renforcer où affaiblir la chute de la baguette.
-—"Frappez le sol trais fois! une, | deux, trois." Creusot frappa, la baguet- Ë te tomba sur le sol sans produire d’au-
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tre bruit qu’un son étouffé.
——"*A un autre—à un autre—Rieni— A votre tour, M. le Conseiller Sabelle.”
Ce dernier, honteux de sa mésaventure de tout à l'heure, s'approche, et saisissant ia baguette, il frappe les trois coups de rigueur. Au troisième coup, dirigé par la main de Valdu, la paguette rendit un son de fer..... un bruit sec.
—“Je l'ai trouvé! crie Sabelle, fou de joie! je lai trouvé!”
“Le charme est Sn Messietirs.
C'est à recommencer.”
“M. Sabelle, et vous tous, remontez
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là haut. L'indiscrétion d’un seul fait du mal à tous. Ce n'est pas juste. Il faut donc que le coupable soit puni, M.
le Conseiller Sabelle, vous allez retourner chez vous; mais au lieu de suivre la route battue, vous prendrez à côté dans la neige, Vous vous rendrez ainsi péniblement, Mais prenez garde; ne cherchez pas à suivre la route, Si quelqu'un vous rencontre et vous parle, pas un mot de réponse, et filez votre chemin. Allez maintenant.
“Demain soir, Messieurs, la séance s'ouvrira chez M, Sabelle que mon devoir m'oblige de punir si sévèrement dès notre première entrevue, Retirezvous chacun dans votre logis, Discrétiou! Silence! Bonsoir,” Ft tout le monde se retira, Creusot était furieux contre Sabelie, [1 voulut parler, mais Valdu le fit taire du coup en lui désignant la porte du doïigt.—Creusot comprit, se tut et alla se coucher,
Quant à Valdu, après avoir bu quatre doigts de gin, il se mit au lit en songeant à la mystification du lendemain.
Et, pendant que les uns sont confortablement assis près du poéle de leur haüitation, et que les autres gagnent leur domicile dans d'excellents trafneaux bien garnis de fourrures, jetons un peu Îles regards sur ce malheureux et malchanceux Conseiller Sabelle, poursuivant péniblement son chexin