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héritage ?”’
—“Non, M.ke Curé, mais j'ai vendu ma terre à Sabelle.”
— “A Sabelle? Ah! vraiment, et avec quoi va-t-il te payer, car il achète furieusement de ce terps-ci, à ce qu’on me rapporte.”
Roquette confia au Curé le secret du coffret.
—“C'est bon, Roquette, quand tu auras reçu ton prix de vente, tu m'’apporteras l'argent; et il sera temps alors de voir de quelle couleur il est.”
M. le Curé qui ne s'était pas encore arrêté bien sérieusement aux rumeurs qui circulaient dans sa paroisse, crut, pour le coup, qu'il était temps de mettre fin aux Cancans, et surtout aux réunions stupides qui avaient pour but la découverte d’un trésor.
Le Dimanche, au prône, il fit une sortie terrible contre les idées superstitieuses et les pratiques condamnables auxquelles elles poussent. Il leur exposa le ridicule de ces croyances aux sorciers et à un pouvoir occulte; que l'Eglise réprouvait ces croyances coupables. Il désirait, disait-il, détruire dans la racine même, ce mal qui prenait des proportions dont îl rougissait pour sa paroisse. Il insinua d’une manière assez peu voilée pour que tous les yeux se portassent vers Sabelle, Pauqué et les autws associés les plus connus, il insinua que c'é-
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taient ceux-là mêmes qui devaient donner j’exemple de la sagesse, que l’on trouvait mêlés à ces stupides menées.
Enfin, il y eut sensation. Creusot, heureusement pour lui, était retenu au logis par une légère indisposition.
Son frère qui assistait à la messe, avait été scandalisé et fortement choqué des insinuations du Curé à l’endroit de son frère. À l'issue du service divin, il court chez son frère le Maire.
— “Ah cà, dit-il, qu'est-ce que le Curé vient de nous chanter? Il fait entendre que toi, Creusot, mon frère, le Maire de cette paroisse, un homme bien posé, respectable, tu te mêles de sorcellerie, qu'e tu hantes les sorciers, que tu cours le loup-garou, que tu cherches un trésor. Absolument, rien de cela n’est vrai, à moins que tu n’aies perdu la tête..... “a
Le gros Maire rougissait, s’agitait sur son siège, à mesure que son frère pariait; il allait répondre, quand il se rappela les ordres de Valdu.
Se levant tranquillement, les lèvres serrées, le regard couroucé, il indiqua à son frère la porte par laquelle il était venu, et prononça ce seul mot: