‹ Le coffret ou Le trésor enfoui [microforme]Chapitre 57 sur 65 · EM OS EN RE · texte numérisé non relu

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gette de la bride et le serre-attelles du collier, et puis, quand je dirai boup!

tire le harnais À toi, j'en terai autant

de la bride et du collier.”

Et en effet, au mot: houp! le cheval se trouva nu comme par enchantement.

Les autres étaient dans l'admiration, il y avait de quoi.

Une fois le bonhomme parti, Vaidu était rentré à 1a maison:

— “Je vais souffler la lampe, dit-il aux vieilles, afin que vous puissiez vous lever et vous habiller sans que ma présence vous gène. Les mœurs avant tout.” :

La lampe éteinte, il sortit à pas de loup, alla vers le sleigh d'où !l tira les provisions solides et liquides qui iuf revenaient des repas officiels des associés, et les apporta sans bruit dans la cabane où ïl les déposa dans un coin. Puis sinulant une entrée du dehors:

—“Allons, êtesvous debout, respectables antiquités ?”

— “Qui, monsieur.”

—— “Alors, j'allume 14 lampe.”

Les deux vieilles apparurent à Valdu toutes recoquillées, plisséés, et tremblant de peur.

— “Rassurez-vous — je viens ici comme l'envoyé &e fa Providence. Voyons, est-ce que vous n’auriez pas un

petit coup à m'offrir, une tranche de

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lard...quelque chose...... ?

-— “Ah! mon divin maître! Que Dieu ait pitié de nous! Et où voulez-vous que des pauvres gens comme nous trouvent ce que vous demandez?”

— “Femmes ou filles sans contiance, vous vous méfiez donc de la Providence? Voyez, voyez, ce qu'elle a déposé dans Ce coin.”

Et Valdu mit sur la table les plantureux reliefs qu’il avait apportés dans so sleigh. Vin, rum, soc, poulets, etc, rien n’y manquait.

-— ‘“‘Approchez-vous de la table; mangez et buvez, et apprenez qu'il ne faut jamais se défier de la Providence.”

Valdu sortit de la cabane et alla chercher un gîte chez un habitant dont il avait fait la connaissance depuis son arrivée à Mask, et avec lequel il avait entamé quelques affaires de négoce.

Le lendemain, de bonne heure, il était allé lui-même reprendre son cheval sans que personne en eût connaissance, et il avait repris la route de l’auberge où il résidait depuis le second soir de son entrée à Mask.

Tous les soirs Valdu répétait, après les exercices des associés, la même mystification.

Des événements nocturnes de cette force ne pouvaient pas manquer, on le pense, de mettre toute la paroisse en émoi. Qu parlait de sortilèges, d’apparitions, de possessions du démon, de

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trésors découverts; on citait des noms — On montrait certains individus au doigt.

Cependant Sabelle, qui passait pour riche et pour avoir plus de terre qu'il n’en faut à un homme raisonnable, se mit à acheter à droite et à gauche.

Fort des seize mille piastres que lui avaient souscrites les associés, il fesait le grand seigneur. C’est ainsi qu'il

acheta la terre d’un pauvre diable du.

nom de Roquette; terre sans grande valeur réelle. Sabelle lui en promit un gros prix, payable, comme de raison, quand le coffret serait ouvert. Car il avait fallu laisser sortir le chat de la poche; tout le monde connaissait les réunions nocturnes des associés, ou du moins, les soupçconnait, malgré les précautions que ceux-ci s’efforcaient de prendre d’après les instructions de Valdu. Ce Roquette avait une femme assez madrée.

— “Dis donc, notre homme, si l’argent de Sabelle était pas bonne?”

— “Badines-tu? y a rien de mieux.”

— “Ecoute, on doit deux cents piastres à M. ie Curé. Va demander au Curé s’il prendra de c’targent-là.”

— “T'as raison, Madeleine, je vas y aller.”

Et en effet, Roquette alla trouver M.

le Curé, et lui dit qu'il allait bientôt pouvoir le payer.

— “Tu viens donc de recevoir ün

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