CHAPITRE XXXIX
Noire héros reprend l'iiéritage de son onile avec une <harge.
Il est nécessaire, pour expliquer certaines parties de ce que nous avons dit dans le chapitre précédent , de retourner à l'époque du faux récit que le métis vagabond lit à notre héros. Ce désappointement produisit sur sa constitution, dtijà affaiblie, l'effet qu'on devait en attendre, et SOS forces diminuaient avec une effrayante rapi-
dite , lorsqu'un jour il tomba dans un protond évanouissement qui fil penser à son domestique qu'il avait cessé de vivre. Cet homme courut, tout effrayé, porter cette nouvelle au général, en présence du jeune officier qui Ja donna ensuite à la famille Vancour. Le général allait en ce moment fermer sa lettre pour le commandant d'Albany; il la rouvrit pour y insérer le post-scriptum, qui fut lu par le colonel.
Sans les soins persévérans de sir William, il est probable que Sybrandt ne fût jamais revenu de cet évanouissement. Cet excellent ami réussit à le rappeler à la vie , et le jeune homme rouvrit encore les yeux sur ce monde , qu'il souhaitait ne plus voir. Les sommets des montagnes se couvraient déjà de neige, tout annonçait l'approche de l'hiver. « Vous viendrez avec moi à Johnstown , » dit sir William , « avant de retourner chez vous, comme vous avez sans doute le dessein de le faire aussitôt que vous pourrez voyagei". V — « Je n'ai aucune envie de partir d'ici. J'îliiue autaint y mourir que partout ailleurs. » — u Si vous restez ici , vous mourrez en effet de consQinption. Je i>'aime point cette toux $èche , c'est un mauvais signe. Venez , je demanderai un congé pour vous ; je vous procurerai une bonne
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voilure et une garde-malade attentive, qui sera moi-même : point de scrupules d'amour et d'ijonneur. Vous viendrez, je le veux; sinon je vous mets aux arrêts, et vous emmène pieds et poings liés. Ne feriez-vous pas une belle Ggure devant votre maîtresse, si vous retourniez maintenant au logis? Elle pourrait légalement rompre son engagement , en alléguant que vous n'êtes pas le même homme. »
«Je n'ai maintenant ni logis, ni maîtresse, » dit le jeune homme d'un Ion pénétré. — a Vous voilà donc revenu à vos vieilles manies? » dit sir William. « Etes-vous encore occupé à détruire et voire bonheur actuel, et vos espérances? »
« JNon, sir William, la faute n'est pas mienne cette fois; quels que soient les torts que je me suis donnés jadis, maintenant ce n'est point une illusion de mon esprit inquiet, je suis banni de la maison où j'ai été élevé , banni de la présence de ma maîtresse. » — « Est-il vrai? mais c'est par votre faute? » — « INon , sur mon ame. J'avais été Jong-temps dans l'erreur ; j'ai découvert la vérité, et je me suis empressé de la reconnaître et d'implorer mon pardon. Mais mes lettres ont été reçues avec mépris d'un côté, avec une froide indilférence de l'autre. Jamais je ne relourneiai
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dans ma famille , du moins tant que je n'aurai pa*; appris à oublier et à pardonner. »
,, «Contez-moi tons les détails de cette afl'aire. Je suis votre ami , et vous savez ce que ce terme signifie pour moi ; vous savez que mon cœur et mon bras sont à votre service. »
Svbrandt lui dit alors ce que le lecteur sait déjà sur la conduite de Catalina à New- York, 1 histoire du poitrait , l'explication de Gilfillan; enfin la commission donnée au métis.
Sir William écoula avec attention, et réfléchit quelques instans. « C'est étrange, » dit-il enfin. «La conduite de Catalina peut s'expliquer jusqu'à un certain point par son orgueil blessé mêlé au sentiment de ses torts; mais que son père, un homme connu pour la bonté de son cœur, et ( ce qui est plus extraordinaire ) que votre bon oncle Denis , qui vous a toujours montré une tendresse paternelle , aient tous deux parlé avec une dureté vraiment inconcevable ; c'est ce qu'on ne saurait croire raisonnablement. Il faut qu'on vous ait trompé à ce sujet, et ce ne peut être que,... Mais c'est impossible: ou vous vous êtes grossièrement mépris sur le caractère de miss Vanconr, ou ce ne peut être elle. » — « Je le crois presque impossible en eifet j mais elle a pu
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considérer ma conduite sous un jour difiérent de celui sous lequel je vous Tai présentée. Son père en a été blessé, et son ressentiment a gagné jusqu'à mon bienfaiteur, sur lequel il eut toujours une grande influence. ^>
Sir William réfléchit encore, et s'écria tout à coup : « C'est cela, j'y suis; c'est cela. Sur ma ma vie , le drôle n'a point remis vos lettres, et a voulu vous jouer un tour. Où est-il maintenant? qu'on le lasse venir, je saurai bien le forcer à tout avouer. »
« Je ne sais où il est. Peu de temps après son message, il est parti pour je ne sais quelle tournée, w — «Eh! oui, le coquin avait peur d'être découvert. Mais nous saurons la vérité avant peu. N'avez-vous pas écrit depuis?»
« Quelle raison aurais-je eu d'écrire ?j)
« Mais vous allez écrire tout de suite, du moins à la première occasion. Je suis presque sûr que ce misérable vous a trompé. » — « Cependant je ne puis me résoudre à leur écrire de nouveau. A Catalina , au colonel , cela me serait impossible ! Si mon bienfaiteur était réellement mon père , j'implorerais son pardon avec instance jusqu'à ce qu'il me l'eût accordé , ou qu'il m'eût positivement défendu l'entrée de sa maison. Mais il me
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semble qu'il y aurait de la bassesse à réclamer, à solliciter à genoux le retour de sa charité. Non, je ne le ferai point. »
« Vous êtes un orgueilleux personnage , » dit sir William , « mais un peu de fierté sied bien à l'homme, elle le sauve de bien des fautes et la femme aussi. J'écrirai moi-même, aussitôt que je serai chez moi et qu'il se présentera quelque occasion. En attendant, vous êtes mon prisonnier. Soyez prêt à m'accompagner demain. »
« J'obéirai, mais ne parlez pas de prisonniers, je pars comme volontaire. »
Le changement d'air , le mouvement du voyage et l'espérance qu'avait éveillée dans le cœur de Sybrandt les suggestions de son ami, eurent sur la santé du premier l'effet le plus salutaire, et son séjour chez le chevalier, acheva de le mettre dans un état de convalescence qui ne laissait aucune crainte de rechute. Un jour, sir William lui dit : « Comme vous paraissez avoir de la répugnance pour écrire à vos amis, je me suis chargé de ce soin; voici ma lettre, voyez si elle vous convient. Mais si vous vouliez m'en croire, je vous conseillerais de faire ce que je ferais à votre place, et j'irais moi-môme voir ce qui en est. La moitié des erreurs et des mésintelligences qui arrivent en ce
monde , tiennent à ce qu'on néglige d'aller soimême, quand on le peut, au lieu d'envoyer quelqu'un ou d'écrire. »
Sybrandt , qui commençait à penser de même, répondit franchement, a Puisque vous me chassez aussi de votre maison, sir William, il faut bien prendre mon parti. Demain je partirai avec votre messager; mais croyez que j'aimerais mieux avoir à soutenir un autre combat comme celui de la forêt. »
a Vous êtes un singulier homme , Westbroock. Vous ne craigucz rien au monde, excepté... une femme. »
Le lendemain, le chevalier, en prenant congé de notre héros, le pria de ne pas oublier de l'inviter à ses noces.
« Y viendrez-vous? » dit le jeune homme avec un sourire mélancolique. — « Il faudrait qu'il y eut de grands empêchemcns pour que je n'y vinsse pas. Me promet tez-vous de m'inviter? » — «Oui, mais je vous l'ai dit, il est plus probable que c'est à mes funérailles que vous serez invité. » M Toujours le même. Allez, regardez-moi comme un faux prophète , si vous éles encore garçon dans un an. Adieu, je voudrais que vous fussiez mon fils. » — «Si le ciel m'eût donné un père
lel que vous, j'eusse été trop heureux ! Adieu. )> iNotre héros ne se hâtait point d'arriver au terme de son voyage ; il aurait voulu bien souvent revenir sur ses pas. Il passa une journée enfermé dans une chambre de l'auberge où il s'arrêta à Albany, et reçut les complimens du peu de gens qui le virent, sur sa résurrection. « Que dirontils en me revoyant?» pensait-il, «Quelques mauvaises plaisanteries ; aucune demande d'explication; c'est tout ce que je dois attendre, w 11 arriva plein de ses idées pénibles, à la maison de son bienfaiteur.
Tandis que nous avons mis le lecteur au courant des événemens qui précédèrent l'époque décisive à laquelle nous nous trouvons, Catalina de son côté apprit le secret de l'histoire du revenant. Au premier moment, elle devint ptus pâle que jamais et pouvait à peine se soutenir; mais bientôt les vives couleurs de l'espérance et de l'amour revinrent animer son joli visage , et son cœur se soulagea par un torrent de douces larmes. «Je veux lui rendre tout, » se disait-elle, « et toute sa nuit se passa en résolutions sur la conduite qu'elle devait tenir avec son cousin, et en suppositions sur celle qu'il tiendrait lui-même avec elle. En repassant dans sa tête tout ce qui
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s'était passé , elle s'arrêta à l'idée qu'il l'avait traitée injustement, durement, et que la dignité de son sexe lui commandait de se renfermer dans les bornes d'une froide politesse , jusqu'à ce qu'il eût reconnu ses torts. Elle se décida en conséquence à remettre à Sybrandt, lorsqu'il viendrait le lendemain , un acte que son père s'était chargé de préparer et par lequel l'héritage de son oncle était remis à celui auquel il avait été destiné ; après cela elle se proposait do lui dire adieu pour toujours, sans pousser un soupir, sans verser une larme. Aussitôt qu'elle fut levée, elle demanda que, lorsque Sybrandt viendrait voir sa mère, on voulût bien la faire avertir et la laisser seule avec lui. Sa demande lui fut accordée , et elle attendit l'arrivée de son cousin dans la plus vive anxiété. Il vint, et madame Vancour ainsi que le reste d^ la famille furent frappés du bon effet que produisait en lui un bel uniforme , au lieu de l'habit tabac d'Espagne , fabriqué par maître Tcn Broeck. Après une entrevue assez pénible , Sybrandt prit enfin sur lui de demander des nouvelles de Catalina. « Elle a été long -temps fort malade,» dit la mère ; « vous auriez peine à la reconnaître. Mais elle désire vous voir. « — « Me voir! moi!» s'écria Sybrandt hors de lui-même.
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« Oui, VOUS. — Vous, l'ancien compagnon de son enfance, son cousin. Qu'y a-t-il d'extraordinaire à cela?» répliqua madame en souriant. «Elle est dans la chambre voisine, allez la trouver. ).
«Vous voulez que je tne présente devant elle, » dit notre héros en bégayant, « mais je... je ne voudrais pas,... vous ne pensez pas,... >'
«Je pense ce que je dis, et rien de plus, c'est-à-dire qu'elle estdans cette chambre, et désire vous voir. Je n'imagine pas que vous vouliez la faire attendre plus long-temps? » et madame sourit encore.
« Que signifie cela ? » pensait Sybrandt ; et il s'achemina vers la porte avec le même empressement que s'il eût marché au supplice.
« Je dirai à Catalina combien vous vous êtes montré empressé de la voir. »
« Ils imaginent que je n'ai point de sentiment, ou bien ils n'en ont pas eux-mêmes , v se disait Sybrandt; et cette idée réveillant son énergie, il marcha vers la chambre où se trouvait Catalina , comme s'il eût conduit son régiment à la bataille.
« Ne prenez pas un air si martial , « lui cria madame , « vous effraieriez ma fille. »
Mais Catalina l'était déjà au. dernier degré ; les
efl'orts qu'elle taisait pour contenir ses propres émotions ne lui laissaient pas le temps d'examiner l'air et la démarche de son cousin, et depuis quelques minutes il était devant elle sans qu'elle lui eût adressé un seul mot. Enfin leurs yeux se rencontrèrent, et l'excessive pâleur qu'ils remarquèrent sur le visage l'un de l'autre, leur fit à tous deux une impression également pénible.
« Chère cousine,» dit Sybrandt, « vous paraissez bien souffrante. » C'était, il faut l'avouer, un compliment assez gauche; mais Catalina ne fut pas ea reste , et répondit en ces mots :
a Cher cousin , comme vous êtes changé! «
L'orgueil et la tendresse luttaient dans le cœur de ces deux jeunes gens. Sybrandt sentait son courage s'amollir; mais la fierté féminine soutint Catalina, qui reprit le plus tôt sa position, et d'une voix d'abord tremblante , qui devint graduellement plus assurée , elle parla en ces termes :
« Colonel Weslbroock, je désirais vous voir pour m'expliquer avec vous sur un sujet qui m'a causé beaucoup de peines, le legs de notre oncle en ma faveur. H a été fait dans le temps où l'on croyait que vous n'existiez plus.» Et cette dernière phrase fut prononcée d'un ton plaintif, qui alla droit au cœur de notre héros. — « Elle a
quelque attachement pour moi , » se disait-il ; « mais pourquoi ne pas répondre à ma lettre? » Catalina poursuivit :
« Je me haïrais moi-même , si j'étais capable de retenir un instant ce qui vous appartient si légitimement, ce que mon oncle voulait, à notre connaissance à tous , vous laisser, jusqu'à l'instant où il a pensé que vous étiez mort. » Et le même accent plaintif vint encore émouvoir le cœur de Sybrandt.
« J'ai voulu vous voir, » conlinua-t-elle, « pour vous remettre ce legs. Je suis majeure ; voici l'acte. Je vous conjure, si vous avez le moindre égard à mon repos , de l'accepter avec la même franchise que je mets à vous l'offrir. »
« Moi , vous priver de votre bien , ma cousine ! non , jamais. » — « C'est ce que je craignais, » dit Catalina en soupirant; « je craignais que vous n'eussiez pas assez d'estime pour moi , pour recevoir de ma main ce qui vous appartient à juste titre. »
« Ce serait une bassesse ; et puisque vous m'accusez de manquer d'estime pour vous , je dois vous dire que je suis trop lier pour accepter quoi que ce soit , et surtout un don semblable de quelqu'un qui n'a pas jugé le re-
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peiitir d'un mourant digne de son attention. »
«Que voulez -vous dire? s'écria Catalina. »
« Je parle de la lettre que je vous ai envoyée : je ne fais ni plainte ni reproche ; mais vous me forcez à me justifier. »
« Quelle lettre , au nom du ciel ?» — « Celle que j'écrivis aussitôt que mes blessures m'en laissèrent la force, et dans laquelle je vous disais que j'avais eu avec le colonel Gilfiilan une explication pleine et entière, et vous demandais pardon de mon injustice involontaire, en des termes qui devaient satisfaire et l'amour et l'honneur. »
« Et vous avez écrit une semblable loltre? » demanda Catalina respirant à peine.
« Oui. Le messager revint; il vous avait vue gaie et heureuse , et il no me rapporla qu'une réponse verbale, c'était que ma lettre n'en exigeait aucune. yi — «Est-ce là, dites-le-moi, Sybrandt, sur votre honneur, la seule cause de votre conduite subséquente? » — « La seule. Vous savez que je ne puis, que je n'ai jamais pu supporter le mépris. » — « Si je vous jurais, par tout ce qui existe de sacré au monde , que je n'ai jamais reçu cette lettre?» — « Je vous croirais comme si vous étiez la vérité elle-même , et je
VOUS demanderais pardon à genoux d'avoir douté deux fois de votre sincérité. »
a Alors , je vous assure que je n'ai point reçu cette lettre , que je ne me doutais pas qu'elle eût jamais été écrite.» — «Et GilfiUan a-t-il dit vrai? »
Elle tourna sur lui ses yeux charmans, et murmura en soupirant; « il a dil vrai. »
« Alors vous êtes à moi , » et Sybrandt soutint dans ses bras sa belle cousine , qui lui dit avec un de ces sourires qui, depuis bien long -temps n'embellissaient plus ses traits : « vous acceptez donc l'héritage de mon oncle ?» — « Pourvu que vous y ajoutiez le don de votre main , fille chérie. »
« Vous devez l'accepter avec cette charge , » dit-elle, et il scella sur ses lèvres l'acte de réconciliation.
Dès que Sybrandt fut sorti , Catalina apprit à sa mère tout ce qui s'était passé. « Hélas! » pensait la bonne femme, «elle ne sera jamais une lady; cependant qui sait? le roi pourrait bien faire le colonel Westbroock. chevalier. » Cette idée la réconcilia avec l'événement , et elle embrassa de bon cœur sa fille , en la félicitant sur la fin de ses inquiétudes.
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« Le diable m'emporte, » disait Ariel , « si j'ai vu de la vie un plus beau souper de noces. »
— « Vous rappelez-vous les derniers mots que je vous ai adressés ? » disait à Sybrandt son hôte sir William Johnson. — «Je me les rappelle, sir William. Vous êtes prophète, comme la plupart des autres grands guerriers et grands législateurs. » — «Qu'a-t-il dit? » demanda tout Bas une jolie demoiselle, qui brillait comme une rose dans ses habits tout blancs , « qu'a-t-il dit? » • — « Qu'avant la fm de l'année je serais le mari d'un ange. » — « Prenez garde que cette prophétie ne tourne pas comme les rêves , en sens inverse , » reprit la demoiselle.
Mais la prédiction du chevalier s'accomplit dans le sens que lui donnait Sybrandt. Catalina fut la meilleure des femmes , le modèle des mères, car elle ne donna jamais lieu à son mari de trouver qu'elle n'était pas un ange, et ses enfans n'obtinrent jamais rien d'elle par l'imporlunité.
«Sybrandt, » dit sir William , «je partirai demain avant que vous soyez levé ; recevez mes adieux , et puissiez-vous être heureux autant et aussi long-temps que je vous le souhaite ! Je n'ajoute qu'un mot : l'action , ne l'oubliez jamais.
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l'action , eo vous rendant utile et distingué parmi vos concitoyens , peut seule assurer le bonheur de votre vie future.
« Mais quelle est la moralité de votre conte , mon ami? » dit une de mes lectrices les plus dévouées , une dame d'un certain âge , secrétaire , trésorière , etc. , de cinquante sociétés.
« Ma chère dame , ne le voyez-vous pas ? Toute la morale de mon roman est renfermée dans les derniers mots. »
a L'action, n'oubliez jamais l'action. En vérité je ne donnerais pas une épingle pour une morale semblable. »
«Alors, madame, je vais vous en offrir une autre. Mon histoire est un avertissement aux jeunes gens de ne point se risquer à faire leur cour en culottes tabac d'Espagne. «
« Quelle folie ! eh bien ! je ne lirai jamais un seul de vos romans. » — « En ce cas , madame ,. vous ne serez jamais aussi sage que votre grand' mère. »
PS Paulding, James Xirke 2527 Le coin du fen d'ion D'3F5 hollandaise